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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 15:13

Bonjour,
J’ai trouvé sur la toile un article  intéressant de Madame Irina Suponitsk
aïa (http://his.1september.ru/article.php?ID=200701904), docteur en science historique ,  dans lequel elle compare la recherche de l'or en Oural et en Californie  au XIXe siècle, à partir de l’œuvre de Mamine Sibiriak (en particulier La fièvre de l’or) et celle de Hart Bret(  l’alliage de plomb, d’étain et d’antimoine)
 

S’il y a des similitudes – pauvreté,  dureté de la vie – criminalité – elle y trouve aussi de grandes différences qui se traduiront  par le développement  rapide de la Californie, d’une part,  mais aussi par le sort tragique de l’Oural et de la Sibérie, qui ont malheureusement vu, au XXe siècle,  revenir le travail gratuit par le biais du Goulag. L’homme blanc américain n’était pas esclave. Le paysan russe ne sortit de l’esclavage qu’en 1861. Le premier savait ce qu’ avenir veut dire,  le second, non. Donc quelque soit la « fortune » amassée par le chercheur d’or ouralien, elle s’en allait souvent tout droit et tout de suite au cabaret.  Si l’on construisait des villages cohérents près des mines en Californie, en Oural, tout était planté au hasard, sans souci du devenir, mais le carabetier était toujours là. C’est ce qu’a évoqué Mamine en décrivant Les Sapinières  dans la nouvelle « La stupide Oxia ». Le travail gratuit, ou plus mal rétribué en Oural qu'en Californie amena évidemment une  criminalité accrue. Les soldats surveillaient. Les vols continuaient et pouvaient envoyer leurs auteurs au bagne. Mamine évoque cette surveillance dans son récit « Le perceneige » avec le « persécuteur de carnassiers ».

Un autre facteur me semble pénaliser l'extraction de l’or ouralien: LE CLIMAT. Les hivers sont rudes dans le centre de l’Oural. Les rivières et les lacs sont sous la glace la moitié de l’année (« Les combattants » sur la Tchoussovaya).  Et le reste du temps, c’est le moustique. Puis, selon les endroits, la boue. (Mamine évoque des pluies diluviennes dans « La Mine numéro Six », les moustiques dans « La nuit d’or »), récits dont vous trouverez les résumés dans ce blog.

 

  Le cycle « La fièvre de l’or » dans l’édition  de 1911 comprend entre autre La mine numéro six et  La nuit d’or dont j’ai déjà donné un résumé.

Francis Brett Hart (dit Bret  -1836-1902)  est né à Albany New-York. Après de nombreux petits boulots il a passé une partie de sa vie dans un camp de mineurs. Il est l’auteur du roman Gabriel Conroy -1875 -

  Cet alliage serait celui du plomb typographique.

 

 

 

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