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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 17:12
Honfleur - 23e festival du cinéma russe. 24-29 novembre 2015

Un petit tour en Normandie, à HONFLEUR plus précisément. Du 24 au 29 novembre s'y déroulait le 23ème FESTIVAL DU CINEMA RUSSE, au Cinéma Henri Jeanson et au Grenier à sel. Programme chargé : huit longs métrages en compétition, auxquels il faut ajouter deux films supplémentaires en catégorie Début, cinq en catégorie Panorama, trois en catégorie Hommage, deux en avant première, cinq en catégorie Rétro. il y avait aussi quelques documentaires, des contes russes au Petit Grenier et des dessins animés à la Médiathèque. Bref de 10 h30 à 23 h30 il y avait de quoi faire.

Je n'ai été au cinéma que le soir et n'ai donc vu que deux films en compétition : FRERE DEYAN de Bakur Bakuradze (inspiré des derniers mois d'un général fuyant le tribunal international de l'ex Yougoslavie) et ADIEU MOSKVABAD de Daria Poltoratzkaia (une jeune inspectrice et un Tadjik doivent démasquer un réseau de vendeurs de faux papiers). Pour ce dernier, Maria Maskhova et Jawahir Zakirov, ont reçu le prix du meilleur acteur et de la meilleure actrice.

Par ailleurs j'ai été séduite par Le temple souterrain du communisme de Minaev, documentaire sur le métro de Moscou qui, justement, était l'emblème de ce 23ème festival.

Le carosse vert de Assadouline est intéressant. Quand la vie familiale dérape ! J'ai beaucoup aimé La robe bleue de Minaev :( un fils découvre la vie de sa mère avant sa naissance) et aussi l'étrange Syndrome de Pétrouchka de Elena Hazanov (la marionnette l'emportera t-elle sur Lisa, sa femme bien vivante ?)

Enfin, dure et sujet à réflexion, La bataille pour Sebastopol de Mokritski (l'histoire réelle de Liudmila Pavlitchenko, tireuse d'élite sur le front de Sébastopol. Ce sont 309 Nazi qui perdirent la vie devant le canon de son fusil.. et elle n'avait que 25 ans. Reçue par Mme Eleonore Roosevelt, son intervention à une conférence fut sans doute décisive pour l'issue de la seconde guerre mondiale.

Enfin, j'aillais oublier - Galerie Danielle Bourdette, une exposition des photos de Georgy Rozov sur le métro de Moscou complétait ce programme.

Expérience intéressante. Bonne ambiance, le badge de 20 euros qui permettait de voir l'ensemble des films était accompagné d'un luxueux programme. Etant donné les événements tragiques de Paris, ce festival qui, parait-il, a failli être annulé, s'est déroulé sous une surveillance serrée.

Honfleur - 23e festival du cinéma russe. 24-29 novembre 2015Honfleur - 23e festival du cinéma russe. 24-29 novembre 2015
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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 20:15

juliette-pleure-copie-3.jpgROMEO et JULIETTE à Gaumont Opéra, bd des Capucines. Filmé au Bolchoï. Beaucoup moins mièvre que je me l'étais imaginée. Les fêtes et les bagarres sont splendides, à la slave ; ça explose de couleurs et de vivacité. Juliette (Anna Nikulina) est magnifique, expressive. J'en dirais moins  de Roméo. Je trouve le rôle de jeune premier difficile à tenir. Pour un garçon de l'époque actuelle, pas facile ce rôle amoureux transi. C'est que via le grand écran il y a des gros plans sur les expressions du visage. Mon préféré, c'est Mkihaïl Lobukhin (prononçons Loboukhine) dans le rôle du pourfendeur, bagareur, violent et jaloux. Le danseur avale tout l'espace. J'ai vu une photo de lui. Il semble un garçon fort décidé, issu du Marenski à Pétersbourg et venu au Bolchoï depuis 2010.  Quelques timides applaudissements au ciné, un triomphe au Bolchoï. Mais, rien à faire... le gel est dehors dans les rues de Moscou, ici c'est dans la tête. Une dame ne m'a-t-ele pas dit sévèrement "on n'applaudit pas au cinéma"...Mais, Madame.. je ne suis pas au cinéma !

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 06:36

edna Fondation Seydoux-Pahté : la projection des douze courts-métrages réalisés en 1916 et 1917 pour la Mutual vient de se terminer. Elles font partie des oeuvres les plus fortes de Chaplin. Muettes,en noir et blanc, elles ont été restaurées par Lobster Films et la Fondazione Cineteca di Bologna. Gros travail ayant exigé dix années de recherches parmi les vestiges qui en restaient dans le monde. J'ai eu la chance d'en voir quelques unes qui m'ont totalement séduite. Chaplin parle de cette période dans ses mémoires. Il était satisfait en particulier de n'avoir eu à déplorer qu'un incident de tournage (Charlot policeman) où on dut lui faire deux points de suture sur le nez. En effet il y a nombre de bagarres, poursuites et j'en passe. Pour cet énorme contrat, Chaplin s'est entouré d'une petite équipe d'acteurs intéressants :

Edna Purviance qui tourna au moins 35 films avec lui.

Eric Campbelle, le géant de  1,96 m et 150 kg qui fait le méchant, décédé peu après.

Il y eut aussi Lloyd Bacon plus connu comme réalisateur, Albert Austin, caractère difficile, mais qui joua dans les douze courts-métrages de la Mutual  N'oublions pas Leo White qui tourna entre 1911 et 1949 dans un nombre incalculable de films.

Ci-dessus avec Edna Purviance, ci-dessous avec Albert Austin dans "Charlot usurier"

usurier.jpg

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 18:56

chat bottéDirection Les Gobelins. On passe THE IMMIGRANT et EASY STREET  salle Charles Pathé à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé; Ces deux courts-métrages font partie des douze comédies que Chaplin a signées  avec la Mutual Film Corporation en 1916 et 1917. Petits films muets, parfaitement restaurés, aussi frais qu'au premier jour, nous avons là des petits joyaux, bien accompagnés par un jeune pianiste installé discrètement dans la salle.

De plus, c'était la corne d'abondance - les spectateurs étant venus en nombre un peu plus tôt, nous avons eu droit à un documentaire sur la construction de la Fondation, en lieu et place du théâtre des Gobelins, longtemps remplacé par un cinéma. Enchassé entre plusieurs immeubles, il fallait savoir utiliser le lieu. l'architecte Renzo Piano a su y faire et a réalisé une structure étonnante, merveilleusement décrite par un superbe film. Mais nous sommes chez Pathé. Pouvait-il en être autrement !

A l'étage de l'exposition permanente du matériel cinématographique, les enfants n'ont pas été oubliés. J'en ai vu à l'oeuvre avec leurs crayons de couleurs sur ce type de pages mises à leur disposition (phtoto ci-dessus).

pathe-fondation.jpg

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 21:35

pathe-gramophone.jpgEn septembre dernier, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé a inauguré son nouvel espace  à l'emplacement de l'ancien théâtre des Gobelins. La façade de l'immeuble a été sculptée par Auguste Renoir, mais la suite est l'oeuvre très moderne de l'architecte Renzo Piano. Cette fondation ne concerne pas les films, mais toutes les archives juridiques et administratives, toutes les publicités et bien sur tous les appareils et accessoires fabriqués par la marque qui a été présente depuis les débuts du cinéma, alors que sa première activité concernait le phonographe.

Arrivée en ce lieu un peu par hasard j'ai découvert l'exposition temporaire sur les cinéromans (1922-1928),  la galerie des appareils cinématographiques (150 appareils conçus entre1896 et 1980) remarquablement présentés, et enfin, cerise sur le gateau, j'ai assisté à la seconde représentation de la journée dans la confortable salle de projection  : pas moins de 21 tout petits films de quelques minutes produits par Pathé dans les années 20 :"Pathé autour du monde" - Nous avons été de la Chine au Maroc, de Split en Dalmatie à Mostar en Herzegovine, de Tibériade au vieux Caire, du Lac de Come à Porto.... Voyage extraordinaire, en couleur. Et là aussi un magnifique plus. La projection était accompagnée au piano par un élève de la classe d'improvisation de Jean-François Zygel qui a été fort applaudi.

pathe-cineroman.jpg

 

pathe-petits-films.jpg

 

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 19:25

hard-day.jpgCinéma : HARD DAY, du Coréen  KimSeong-Hun.  J'ai l'habiitude de partager la salle avec des dames d'un certain âge. Mais là, c'était la gent masculine qui occupait les fauteuils. Bon ceux qui aiment les cascades musclées, les courses poursuites et les affaires de ripoux y trouveront du plaisir. Quelques scènes savoureuses, tout de même. Quant à moi, mes préférences ont été au chien du début, au poisson rouge de la fin et au téléphone portable du mort. Tiens, là, c'était bien trouvé ! Un coup d'oeil tout de même aux jouets de la gamine. Egalité des sexes...

hard-day-chien.jpg

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 20:42

lac-des-cygnes.jpgFin d'après-midi fastueuse avec LE LAC DES CYGNES, en direct du Bolchoï, au Cinéma Gaumont. Denis Rodkin et Svetlana Zakharova étaient splendides, de même que le fou et le mauvais génie, interprêtés respectivement par Igor Tsvirko et Artemy Belyakov. J'ai beaucoup apprécié  l'interprétation  de ces deux derniers, deux grandes statures superbement présentes.

Nous avons eu droit à la version "triste" de ce ballet, version  interdite lorsque la Russie s'appelait l'URSS. Triste car le prince a pris le cygne noir pour le cygne blanc, et l'a épousé. Au ballet, comme dans la ville, les hommes n'y regardent pas de trop près ! Mais comprenant son erreur, notre prince rejoint les plumes blanches, en vain... Elle périra je crois, dans le lac et lui, le pauvre,  restera sur la berge, seul et désemparé.

Belle musique de Tchaïkovski, chorégraphie de Grigorovitch, costumes somptueux. J'ai aimé.

- ci dessus, Denis Rodkin et Svetlana Zaharova

- ci-dessous,  - le prince et le cygne noir (les mêmes) - le mauvais génie Arteùy Belyakov

Cygne-noir.jpg

 

lac-des--cygnes--genie.jpg

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 11:03

 

Bolchoi-main.jpgExpérience intéressante hier après-midi : aller au cinéma pour voir  le ballet CASSE-NOISETTE retransmis en direct du Bolchoï à Moscou. Certes, il manque tout de même un peu l'ambiance si particulière des salles de théâtre. Mais la magie opère tout de même, grâce au beau travail des techniciens. On voit les spectateurs arriver tant à Paris, qu'à Moscou, l'attente, tant à Paris qu'à Moscou. Un plus : pendant l'entr'acte il y a interview des danseurs, l'échauffement de ceux-ci. On rentre un peu dans "la famille". Quant au spectacle lui-même, c'est certain qu'on englobe beaucoup plus facilement l'ensemble de la scène, et grâce aux caméras, nous avons de très beaux gros plans sur les personnages principaux. Le grand dommage, c'est qu'au ciné, peu osent applaudir, ça le méritait pourtant. Il faudrait organiser ça, de façon à ce que le public parisien soit moins figé ! une petite remarque : beaucoup de cheveux gris ou blancs dans cette superbe salle du Gaumont-Capucines, parfois accompagnés du petit fils ou de la petite fille. Ouf ! salle comble.

Casse-Noisette, un magnifique ballet sur la musique de Tchaïkovki. Le jouet en bois est merveilleusement interprété.Le Bolchoï a choisi ses interprêtes dans sa nouvelle génération : Denis Rodkin et Anna Nikulina faisaient merveille, de même que Vitaly Biktimirov en Roi-souris et Andreï Merkuriev dans le rôle du Parrain de Marie. Qui fait le casse-noisette en bois qui a la forme d'un petit soldat ? il ést extra. Et le final, évidemment... sous les flocons de neige.

Voici quelques photos prises avec mon Iphone de très loin !

bolchoi-elle.jpg

Bolchoï eux

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 06:18

5278460-4.jpgLe  mur de Berlin, les  tentatives de passer à l'ouest, les camps d'urgence... c'est cette époque, cette atmosphère que l'on retrouve dans "De l'autre côté du mur" qui passe en ce moment au Cinq Caumartin. Film attachant, stressant... Cela valait-il la peine de passer à l'Ouest ? c'est la question que semble poser le cinéaste. Un millier de personnes y ont laissé leur vie . Pour rien ? Je ne le pense pas, mais il n'y a pas de paradis sur terre.

Berlin Ouest, à l'époque était divisé en quatre secteurs occupés par les armées alliées - nous sommes en pleine guerre froide avec la course aux armements nucléaires, le début du conflit Russie-Afganistan, sans compter l'influence que la Russie cherche à avoir dans les pays du tiers-monde. Les services secrets s'en donnent à coeur joie. Grande époque de suspiscion. On oublie vite, mais ce film rappelle bien les tensions de l'époque.  J'ai aimé.

Avec Jordi Triebel, très convaincante dans le rôle de Nelly, Tristan Göbel- son fils Alexej, et Alexander Scheer dans un rôle bien difficile de Hans Pischke.

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 13:19

AFFICHEJ'oublie toujours assez bien ce que j'ai vu à la télé. Mais lundi dernier j'ai regardé LE MUR INVISIBLE de Polsler (2012) sur ARTE. Film dérangeant.

Certains comparent l'aventure de cette femme avec celle de Robinson Crusoé : elle est isolée du reste du monde par un mur de verre infranchissable dans les Alpes autrichiennes, et donc obligée de vivre en autarcie. Mais j'ai ressentie cette aventure tout à fait autrement. Robinson, oui, on peut être isolé du reste du monde : certains l'ont été dans les forêts asiatiques après la seconde guerre mondiale. Pour elle, c'est autre chose : on dirait que cette femme est coupée de la civilisation actuelle , comme un retour en arrière. Sa vie ressemble, d'une certaine façon, à celle d'il y a trois quart de siècle dans nos campagnes, pendant  la guerre, et sans doute même avant : quelques animaux, on cherche le giblier, peu de voisins et pour certains des fermes isolées,  on fait son bois, son foin, ses conserves, on cherche les baies et les champignons, on vit le plus possible en autarcie, car de toute façon on ne peut faire autrement ! J'ai eu la sensation curieuse de faire un retour en arrière et non un plongeon dans une situation hors norme.... comme si notre société était devenue complètement déshumanisée et qu'il était nécessaire de rappeler que nous sommes des êtres humains et non de simples consommateurs de produits, de techniques, d'images et de sons en surabondance. Ce film m'a semblé être quasi un rappel à l'ordre : retrouver nos priorités. Voilà peut être pourquoi elle a tué l'intru qui venait mettre la désolation dans son univers !

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