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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 14:13
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 01:56

Récit étonnant que celui dont je vous propose ci-après le résumé : comment un enfant chapardeur et tricheur devient voleur avec  la quasi bénédiction de ceux qui l’entourent.

                         

 

 

Saint Elie est jour de fête pour la mine Aimable située dans un endroit marécageux, près de la petite rivière Chabeïka, car c’est le nom que porte la mine principale, celle qui rapporte quelque cinquante pouds d’or à son propriétaire. Fête trop arrosée par les ouvriers et ornée des inévitables bagarres après-boire.

 

Le jeune garçon Ermochka travaille sur la mine Aimable – il connaît les moindres recoins de ce paysage triste avec  sa maison seigneuriale et son bureau, ses remises, ses bâtisses, cette machine à vapeur qui pompe jour et nuit l’eau sale et lourde de la mine. Mais aujourd’hui, c’est fête. Alors il fait une toilette rapide,  passe une chemise d’indienne, de larges pantalons en velours de coton roussi,  lisse ses cheveux en forme de moyette puis revient à la cuisine de la caserne. Le cuisinier étant absent, il dérobe lestement un honnête chanteau de pain de froment et le cache avec l’adresse du voleur.

 

Le vieil Ossip a bien vu et a crié, mais Ermochka  lui a lancé un vieux lapti qui traînait sur le sol et s’est retiré.

 

Le gamin tout bronzé et couvert de taches de rousseur, aux pommettes saillantes, respire la santé, mais les yeux hardis regardent  d’une façon insistante et effrontée, comme il sied à un gamin de mine vivant dans une caserne ouvrière sans aucune surveillance.

 

Près du bureau de la maison seigneuriale, il aperçoit un équipage. Rares sont les visiteurs. Le voilà parti, comme un lynx, dans cette direction. Il lui faut savoir qui arrive, et à qui appartient ce vieux cheval gris traînant un curieux char à la boite tressée et protégée des intempéries par une grosse toile usagée. Il s’agit d’un cirque ambulant qui vient de se produire à l’usine Elkovsky et qui est envoyée par celle-ci sur la mine Aimable.  Accord est pris avec la maison seigneuriale et le cirque peut se déployer sous l’œil très intéressé de notre Ermochka qui a annoncé la bonne nouvelle à tout venant.

 

Tout le monde regarde comment on monte cette tente de campagne avec la grosse toile rapiécée. Ermochka est au premier rang bien sur, quoiqu’il se fasse traiter de canaille. Enfin tout est prêt,   les affiches sont mises des deux côtés de l’entrée glorifiant les deux artistes qui composent à eux seuls la troupe et l’intendance de ce cirque. L’heure du spectacle est fixée après le repos après-dîner du seigneur.  Ermochka, de crainte de ne pas arriver à temps, oublie le repas. Un serviteur de la maison seigneuriale, « l’Oie » sera chargé de veiller sur la représentation afin qu’il n’arrive rien de fâcheux.

 

Enfin l’heure tant attendue arrive. La direction, ses invités et le bureau s’installent aux places assises, les autres resteront debout.. Le premier à présenter sa pièce, fausse,  de dix kopeck, prix de l’entrée, c’est bien sur notre Ermochka. Lui-même a quelques doutes sur la validité de sa pièce ; il se fait jeter comme une canaille et a envie de pleurer. Qu’à cela ne tienne, il contourne « l’oie » et par un trou dans la toile usagée, qu’il agrandit un peu, il voit le spectacle du dehors. Mais il ne faut pas rire aux éclats, quand on triche. Il se fait pincer et injurier par « l’oie » et dégage à nouveau. Il y a tout prêt un bouleau pourri. Notre Ermochka enfourche l’arbre et ravi, s’aperçoit que de son perchoir il voit mieux, même mieux que la direction, par dessus la scène ! mais il ne fallait pas trop avancer sur la branche … qui casse et projette le gamin en plein sur la piste. Entracte forcé, confusion du public. Ermochka s’enfuit et se cache près du cheval et de la charrette,  sous la véranda de la maison seigneuriale.

 

C’est là que les deux artistes viennent changer de costume. Les culottes à larges poches sont posés dans la charrette. Ermochka, curieux,  se faufile et les prend. Un côté est lourd. C’est le porte monnaie avec les sept roubles et vingt kopecks gagnés pour cette séance ; Ermochka prend le porte monnaie, replie soigneusement le pantalon et s’enfuit.

 

Il fait nuit. Le vol a été découvert. L’oie et le saltimbanque vont droit à la caserne. Ils interrogent. Personne n’a vu Ermochka. On fouille. Enfin on dérange le vieux sellier Ossip, là haut,  sur le poêle.  Et on trouve à ses côtés notre Ermochka que personne ne voulait dénoncer. L’oie l’emmène vers le cirque et le malheureux passe un très mauvais moment dans ses mains armées du fouet. Cela devient dangereux. Il craint le pire.  Il se décide donc à parler – selon lui l’argent est caché sous le perron de la maison seigneuriale – Les voilà filant à cet endroit, le saltimbanque, l’oie et notre Ermochka . Encore faut-il s’y glisser sous ce perron ! Seul Ermochka y arrive. Là,  il s’exclame que l’argent a été dérobé. Et de plus, il se met à hurler afin d’ameuter la maison seigneuriale dont les fenêtres sont encore ouvertes. On accourt. On raconte l’histoire au seigneur qui veut bien examiner l'affaire lui-même.  Et voilà que l’aventure d’Ermochka l’égaye. Et elle  fait rouler de rire toute la maison seigneuriale. On ordonne de laisser le gamin en paix. On offre un souper aux comédiens.

 

Le lendemain, on trouva le bon vieux cheval gris tout triste, car sa magnifique queue avait été complètement coupée.  Qui a fait cela – c’était clair comme le jour….

 

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 07:16

 

         La semaine dernière j’ai été au Jardin des Plantes à Paris voir l’exposition « l’or des Amériques ». De superbes pépites, sculptures et dentelles d’or magnifiques crées par Dame Nature sont présentées. Elles sont suivies par les œuvres des peuples précolombiens, bijoux étranges et somptueux où ce métal était parfois accompagné  d’autres pierres précieuses que ces anciens semblaient  préférer à l’or même. Mais le plus touchant, pour moi, dans cette exposition, ce sont les photos de Sebastiao Salgado (Serra Pelada,1986) sur les mines brésiliennes à ciel ouvert où l’on voit des centaines et des centaines d’êtres humains, trempés jusqu’aux os, dans la boue, travaillant durement pour faire vivre la famille. Certains, même, espérant un sol plus généreux, seraient devenus orpailleurs illégaux en Guyane où l’on ne sait les dénombrer : 3000 ou 30000.  D’autre part sur l’or guyanais, on met le doigt sur la dévastation des terres et leur pollution par le mercure par exemple. La désolation des paysages miniers n'est pas récente puisqu’elle est déjà  évoquée  dans l’œuvre de Mamine Sibiriak.

         Dans cette exposition, au Jardin des Plantes,  il y avait une vitrine très intéressante :  de fines  cannes à pommeaux d’or fichés dans le sol devant un fond où étaient représentés,  en noir et blanc et stylisés,  de rudes pics pour creuser le sol – la juxtaposition  valait mieux qu’un grand discours.

 

Sur l’or guyanais et l’utilisation du mercure, un article intéressant sur

 

http://www.terresdeguyane.fr/articles/CAT_0002/default.asp

 

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 09:24

            Un lecteur de mes amis m’a dit que les numéros accompagnant les titres de mes messages n’étaient pas évidents. C’est simple. Comme c’est peu pratique de lire sur un écran, mieux vaut que le texte ne soit pas trop long.  Quand j'édite une fiche de lecture sur un récit, je le fais souvent en deux, trois ou plusieurs épisodes. Il suffit de commencer par  (1) et de remonter : (2), (3),etc,  pour avoir la totalité de l’histoire.  Pour mémoire, dix textes de Mamine Sibiriak ont été,  à ce jour,   résumés en français  sur ce site :

 

         Dans les pierres

         La mine numéro six

         Le mauvais garçon

         La stupide Oxia               

         Socrate Ivanytch

         La broche        

         Dans le marais

         Le perceneige

         La nuit d’or

         Les combattants ou le flottage sur la rivière Tchoussovaya.

 

         Bonne lecture.

 

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 08:23

         Donc, voilà nos haleurs sur la rive, allumant quelques feux pour se réchauffer, mais ils n’ont pu sortir de la barque sans avoir subi un examen minutieux de la part du « volodive», toujours inquiet qu’on lui vole le cuivre.   Savichka la sœur de Roubakov est restée à bord préparer le brouet du soir que tout le monde se partagera fraternellement.  Puis chacun partira dormir où il peut, le volodive Prochka excepté – toujours cette surveillance de la cargaison.

         … La marmite et les cuillers nettoyées et rangées, Savichna entreprit de mettre quelques pièces au vieux caftan de Mineïch tout en discutant avec lui. Comment faire pour qu’il ne boive pas toute la paie au cabaret ? pensera-t-il à la femme et aux enfants ? Non … Mineïch avant de faire à pied les trois cents verstes qui le séparent de son logis aura bu la quasi totalité de sa paie. Quand il arrivera à la maison, il ne supportera pas les reproches de sa femme et commencera à la tyranniser. Les enfants s’enfuiront chez les voisins ou se cacheront. Et lui, comme il l’a déjà fait,  il l’attachera, les mains en arrière liées avec les pieds et la laissera ainsi la nuit entière.. Sans compter qu’il use de son couteau pour faire mal.  Si on lui demande pourquoi il agit ainsi – il n’en sait rien, elle est humble, alors il est encore plus furieux. Et si les voisins intercèdent, il rappelle qu’il est le mari !

         D’ailleurs cet alcoolique l’est plus que quiconque – N’est-il pas venu une fois tout nu au flottage. N’ayant plus d’argent, il a laissé chemise et pantalon aux carabetiers et force lui a été de voler dans une isba quelques guenilles pendant que les gens étaient aux champs. Mamine regarde ce tyran squelettique. On a l’impression que par un seul doigt, on peut l’immobiliser et pourtant c’est la terreur de toute une famille.  Il se permet cela uniquement parce qu’il est le mari ;  à ce titre il a tous les droits ; enfin c’est ce que lui donnent à penser les finesses théologiques et juridiques qui accompagnent l’union de l’homme et de la femme, souligne l’auteur.

         Changeons de place et rejoignons un petit groupe. Mamko est en train de raconter qu’une certaine fois, Vaska l’a invité à aller au bois avec lui et Rybakov. Les femmes les attendent avec hors d’œuvres, pain d’épice et vodka.  Mais Vaska et Rybakov ont trop bu. Vaska a crié à l’une des filles « marche à quatre pattes » et de rire, puis il a fallu qu’elle aboie à la manière d’un chien. Et il demande « sur qui aboies-tu ? – sur ton maître , comment oses-tu? » et de la battre encore et encore. Et cela finit par déshabiller la malheureuse et la mettre nue sur une fourmilière, dans le bois. Et pendant qu’elle rotit, ils boivent. On n’ose y croire.  Evidemment, le père de la jeune fille, apprenant cela,  s’y est mis aussi . Le dénommé Vaska d’ailleurs semble être une belle brute car n’est-il pas dit qu’une fois « il a attrapé le chien, lui a arraché la peau vivant puis l’a lancé dans la rue ». Quant à Prochka Rybakov, deux épouses sont déjà parties, la troisième erre, à peine vivante et s’enfonce vers le cercueil. Ce qui fait dire à l’ouvrier Afonka : -  chez nous dans les usines, il y a des fortes têtes, mais vos paysans, ce sont des brigands directs… pourquoi font-ils cela ?  - Pour l’amusement, est-il répondu ! 

         Le voyage continuera, sous les flocons de neige, avec un personnel lamentablement trempé, grelottant de froid et  jurant. Tant et si bien que le volodive acceptera de prêter le canot pour qu’une partie du personnel rejoignent un hameau où ils boiront et se réchaufferont. Certains, avec Rybakov et Vaska,   rejoindront la barque un peu tard, - Des vols ont été faits au village. Alors Rybakov sera tenu à la tête et aux pieds pendant que  le volodive armé du fouet « qui sifflera dans l’air et  laissera une dizaine de cicatrices bleues sur son dos »,  lui administrera « la portion ». Puis ce sera le tour de Vaska à qui « il versera vingt coups entiers ». Et ces deux-là retourneront à leur rame-rondin comme si de rien n’était.

          Quand la barque « se posera » sur un bas fond tous donneront leurs ultimes forces pour la dégager, travaillant dans le courant froid, réchauffés par ce petit verre qu’on leur sert directement dans l’eau. Puis le brouet bien chaud préparé par les femmes les réconfortera, par sa chaleur et par l’impression de grande famille que donnera la barque à ce moment-là.

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 08:02

         Nous voici à nouveau sur la Tchoussovaya,  mais cette fois le voyage se passe début septembre et l’on part du Canard d’Arpentage, situé plus bas que Kamenka. C’est que la Tchoussovaya est à son niveau le plus bas et seules des demi-barques peuvent s’y aventurer. Une demi-barque mesure dix sagènes sur quatre et ne peut transporter que 4000 pouds de cuivre et non 15000 comme les vraies barques qui descendent la rivière au moment de la crue de printemps, barques que nous avons suivies dans « Les combattants ». L’équipage comporte toujours le volodive ou responsable de la barque, le flotteur qui dirige la navigation et les haleurs qui manieront les rames-rondins situées  l’une à l’avant, l’autre à l’arrière de la barque, énormes rames qui ne demandent pas moins de cinq personnes pour les manœuvrer.

         A l’avant, le groupe de haleurs est entraîné par un énorme moujik en guenilles : Fedka Rybakov ;  c’est que les habits corrects qu’il possède sont déjà partis au cabaret. Il est accompagné  de son « élève » un gamin de 17 ans, Vaska,  en laptis et chemise d’indienne. Tous les deux vivent au Canard d’arpentage – là où l’on trouve la crème des haleurs -, et ils sont quelque peu méprisants vis à vis des autres. Avec eux se trouvent deux femmes, Louchka et Stepanka,  un homme âgé et un soldat en retraite, avec une moustache en brosse, qui s’égare toujours dans les manœuvres.

         Okini, le flotteur, a une soixantaine d’années. Solide, large, trapu, ridé, au regard coupant et toujours souriant, il est vêtu d’une grosse chemise sous un caftan de gros drap et de bottes goudronnées. "Nager" sur la Tchoussovaya quand la rivière a peu d’eau est un travail gigantesque. Sur presque quatre cents verstes il faut connaître chaque verchok sinon la barque s’assoiera sur chaque bas-fond.

         A l’arrière, nous avons un jeune garçon, Manko, qui se tient à côté de  Gavrilytch, moujik petit et laid à la barbe rare et noire ; deux femmes : Lekandra et Anka puis Savichna, la sœur de Fedka Rybakov ,   un employé d’usine appelé Mineich, squeletique  et maladif, et enfin  un ouvrier d’usine, Afonka,  très jeune aussi mais puissant avec un visage courageux et ouvert.

         Le « volodive», Prochka, est responsable du chargement et du bâteau. C’est que le cuivre se vole facilement. Et si par malheur la cargaison n’arrive pas au grand complet,  sa paie se trouvera amputée du montant du vol. C’est pourquoi Prochka préfèrerait que la barque nage nuit et jour pour éviter les haltes si inquiétantes pour lui, mais les haleurs alors se révoltent.

         Les conditions de navigation ne sont pas idylliques – septembre est déjà froid,  à la pluie se mêle déjà quelques flocons de neige. Les hardes sont vite trempées. Le thé sera le bienvenu pour certains, les autres attendent la première étape et le premier village, pourvoyeur de vodka, avec impatience.

         Et la barque descend la rivière… les rochers appelés « combattants » défilent, avec parfois au sommet, quelques croix noires – en souvenir de ceux qui ont perdu la vie dans les flottages de printemps si dangereux.  Les souvenirs fusent, sur ceux qui y sont restés, voyageurs compris, ou sur ceux qui  ont réchappé de justesse à l’emprise terrible de ces rochers quand la rivière est haute.

         Enfin la poigne se passe bien, moment délicat où la barque doit faire halte près du bord. Quand elle est bien amarée, les haleurs retirent leur bonnet et se signent.

         C’est au cours de cette halte que nous découvrirons un tyran domestique et de belles brutes.

(1) pour la suite, cliquez dans "suivant" ci-dessous à droite 

 

 

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 08:54
        Dans les récits de Mamine Sibiriak résumés précédemment, nous avons déjà vu quelques cas de paysannes battues dans cette région de l'Oural. Je pense à cette malheureuse Oxia (La stupide Oxia) corvéable à merci, battue,  grattant la terre au fond d'un chalumeau non sécurisé pour trouver l'or faisant vivre toute la famille. Il y a aussi le cas de Dounka (le mauvais garçon), jeune paysanne frappée durement par le beau-père sous les yeux du mari qui en rajoute un peu, pour la seule raison qu'elle a été importunée par le vaurien du village et a perdu son foulard. Il y a cet autre mari (les combattants) qui a frappé comme une brute sa femme qui s'était fait prendre à voler du cuivre  dans la barque sur la Tchoussovaya où elle travaillait parmi les haleurs : il ne la battait pas parce qu'elle volait, mais parce qu'elle s'était fait prendre !. N'oublions pas non plus le triste sort des femmes de soldat, ces  paysans appelés pour de nombreuses années sous les drapeaux, sans souci pour la famille restant sans ressources. Ces abandonnées sont évoquées dans le récit "Le mauvais garçon" et dans "La nuit d'or" où celle d'un des villages va faire la fête avec une bande d'ivrognes partis dépenser les acomptes touchés pour le travail de recherche de l'or. Toujours dans cette Nuit d'or, d'ailleurs, l'un des riches commerçants semble avoir mis "deux femmes au cercueil".

              Dans mes décorticages, j'ai découvert encore quelques cas de maltraitance. C'est ce problème qui sera mis en exergue dans les prochains résumés. Nous assisterons sur ce sujet à des conversations édifiantes dans le récit "Dans les pierres". Certes, 'il s'agit des moeurs d'un siècle passé, mais il semble que le sort de certaines femmes n'est guère meilleur  aujourd'hui.

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 08:52

 Quelques émissions de timbres et enveloppes à son effigie lui ont été consacrées, ce qui nous fait découvrir qu’il a « posé » pour Répine.


       http://www.philatelia.ru/classik/plots/?id=3156

- 1929 - 1930 - 1944  - 1956- 1969- 1991- « les Zaporogues écrivent une lettre au sultan turc »  Mamine posait  dans ce tableau de Répine.

- En 2002 c'est le cent cinquantième anniversaire de sa naissance qui était commémoré, en 2007, le cent cinquante cinquième.

 

 

 

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 00:32

De nos jours,  selon le site suivant

http://mi-perm.ru/ge06-1/ge2006-01-13.htm

 

l’exploitation peut avoir lieu à partir d’un montage de sociétés en SARL ; dans le cas présent la SARL, « Les Orpailleurs » exploite des terrains dans la vallée du grand Chaldink où l’or a été trouvé dès 1824. Elle travaille de concert avec une autre, la « Citrine » qui fabrique des bijoux en or. La rentabilité est obtenue par la combinaison des deux activités.

 L’article dit que la technologie employée par les orpailleurs est traditionnelle et n’a guère changé depuis l’époque de l’Odyssée. Seuls intervenants supplémentaires : les bulldozers, les filets métalliques et les tapis de caoutchouc au lieu de la « toison d’or », comme le montrent les photos du site cité ci-dessus. Deux d’entre elles concernent la production d’une journée –( 27 et 29 août 2005). Une autre photo montre la morphologie de pépites grossies trente fois. Pour le reste l’article est très technique et pas du tout de ma compétence.

 

Mais maintenant, c’est en Sibérie et surtout dans la région d’Irkoutsk que sont exploités les principaux gisements. Ils sont dans les mains de grandes sociétés telles Norilsk et Polymetal .Les occidentaux  interviennent dans la production russe pour 10 à 15 % selon l’article ci-dessous référencé qui se termine par une belle carte de localisation des régions aurifères.

 

http://www.developpement-durable.gouv.fr/energie/matieres/textes/ecomine_note_fev04.htm

 

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 19:18

         Selon Mamine Sibiriak, de son temps il existait une curieuse relation entre les compagnies exploitant les mines et les orpailleurs. D’après ce que je comprends, l’orpailleur (appelé plaisamment le carnassier) était une personne souvent très pauvre. Il obtenait l’or selon des moyens très primitifs. Il était comme une espèce de taupe et , aux dires des ingénieurs,  « gâtait les meilleures places par la production rapace des sables aurifères ». L’orpailleur travaillait parfois seul, souvent à trois ou quatre, mais rarement en famille. Il s’engageait à remettre sa production au bureau de la mine la plus proche qui détenait le bail sur les terrains. Parfois les orpailleurs tombaient sur d’excellentes places, mais ne divulgaient pas toujours ces renseignements et, au contraire,  orientaient vers de faux bruits les compagnies car c’étaient en fait eux-mêmes  qui faisaient pour elles les reconnaissances de terrains, ce que Mamine souligne dans la phrase suivante  dans son roman « Sur les monts » :  « Entre les orpailleurs et les grands propriégaires de mines d’or il y a la même lutte qu’entre les petits artisans et les grands fabricants, avec seulement cette différence que les plus grands propriétaires de mines d’or se trouvent sous la dépendance complète des orpailleurs ».



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