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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 08:31

J’ai jeté un œil sur les nouvelles de Russie via le site ria-novosti. On parle diamant : Alrosa, le grand producteur russe devancerait maintenant le bosswanais Desbswana et  le sud-africain de Beers – les uns perdant leur première place car il a fallu réduire la production à cause de la faiblesse de la demande, les Russes  continuant sur leur lancée puisque l’Etat achète une partie de la production, une façon de soutenir Alrosa et de ne pas exporter à bas prix. La production russe en 2009  a été de 34,76 millions de carats (5 carats = 1 gramme). 

 Voilà pourquoi on trouve  de grands trous dans la nature,  telle la plus grande mine de diamant du monde dans le nord de la Sibérie, en Yakoutie, à Mirny,. Cette mine à ciel ouvert ,  fruit d’une découverte de diamant en 1955,  bien visible sur Google earth,  est profonde de 525 mètres , son diamètre est de 1,25 km.  Un camion mettait deux heures à remonter du fond. Elle est fermée maintenant.  Mais le trou est là, dans la ville.. Il n’a pas fallu un demi-siècle pour faire ça, sous un climat des plus horribles : huit mois d'hiver, janvier à - 60 degrés,  (exemple: pour demain 12 mars,  la météo prévoit - 40°C), ce qui a amené à chercher d'autres techniques, le lavage étant impossible - tout gèle, même les pneus.
Je présume que la terre  (ou la roche) enlevée n’est pas loin non plus. Qu'en fait-on ? encore que pour stabiliser le sol il a fallu remettre dans ce trou 45 mètres de gravas.  En plus, c’est un piège à hélicoptères. Il est interdit de le survoler car il peut les aspirer. 

http://en.wikipedia.org/wiki/Mir_mine 

            Il y a d’autres trous du même type dans le monde, naturels ou non, à en juger par les photos du site suivant : 

http://goodsites.kazeo.com/Les-plus-grands-trous-du-monde,a579956.html 

Bien, je continue à décortiquer les textes de Mamine-Sibiriak qui gémit sur les dégats laissés déjà à son époque  par les mines d’or dans son Oural natal,  et qui s’intéresse aussi aux plus petits trous  si dangereux pour l’orpailleur : les chalumeaux, ces puits ronds, étroits, non étayés.

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 12:22
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Et si nous parlions un peu de l’auteur, de Mamine Sibiriak.

Il a laissé quelques pages sur sa vie d’enfant, et dans un roman, « Quelques instants de la vie de Pepko » - sur sa vie d’étudiant. Que nous raconte t-il dans les premières pages :

 

Il est né dans la famille du modeste pope de l’usine de « Visimo- Shaitansky » situé à plus de vingt verstes du Canard d’arpentage, un quai sur la Tchoussovaya évoqué dans « Les combattants ».  Ce nom bizarre de Canard d’arpentage vient du fait que ce village est situé sur l’affluent du même nom qui servait de limite entre les possessions de Stroganov et de Demidovitch.

 

La famille de Mamine se compose à l’époque du père pour lequel il a une immense admiration, de la mère, plus sévère et toujours fort occupée, et de quatre enfants dont trois garçons : Mamine a un frère aîné, un cadet et une sœur, à l’époque un bébé. Un cinquième enfant est mort du croup alors qu’il était encore nourrisson . Mamine fait remarquer que par ses fonctions,  le père était en perpétuel contact avec des malades, des mourants, et des gens en proie à de grandes difficultés. Les conditions d’hygiène étaient succinctes et il lui semble qu’en fonction de cela, la famille s’en est bien sortie. Pourtant la continuelle proximité des malheurs d’autrui les amenait à une certaine gravité.

 

La famille vivait très modestement. L’éducation qui y était donnée apprenait à dédaigner le superflu. La lecture y avait une grande place. Le père, gratuitement, tenait l’école du village. Il se souciait beaucoup de l’éduction à donner à ses deux aînés. Il aurait voulu leur éviter le séminaire dont il gardait lui-même un fort mauvais souvenir , et les diriger sur le gymnase. Son désir ne put être réalisé, essentiellement à cause des conditions financières. Le séminaire était en effet obligatoire pour les enfants de pope et, pour y échapper il fallait verser une somme trop importante pour cette famille modeste – quelques trente roubles pour les deux garçons. Il fallut renoncer et ils partirent donc au séminaire d’Ekaterinbourg. Mais Mamine n’y put rester et y échappa pendant deux ans, époque  pendant laquelle il resta finalement chez ses parents.

 

         Aujourd’hui, l’ainé reprend la route du séminaire, mais à Perm. S’y rendre n’est pas si simple d’ailleurs - il faut emprunter la voie d’eau – sur une barque moyenne, et il y en a pour 300 verstes (env. 300 km) c’est à dire pour une semaine environ. On part sur la Tchoussovaya à partir du Canard d’arpentage, après avoir parcouru en carriole les trente verstes entre le  village natal et le Canard et en passant par l'usine de Visimo Utkinsky qui ressemble à toutes les petites usines d’Oural : un étang, une fabrique, une église blanche en pierre, puis sur les bords de la rivière du Canard des maisonnettes blanches. Enfin,  cachée dans le bois, la maison basse seigneuriale avec ses écuries où vivaient deux célèbres chevaux qu’on appelait « Je ne veux pas » et « Je n’irai pas »…

 

         Voici donc l’aîné et le père partis à Perm, l’un pour le séminaire, l’autre pour son activité sur cette demi-barque appelée « chitik »  Mamine revient  à la maison avec le cocher jusqu'à l'usine de Visimo Utkinsky et fait les neuf verstes restantes à pied. Il revient  pour quelques jours seulement au village natal car on attend pour lui une « opportunité » pour l’envoyer au séminaire à Ekaterinbourg .  Il partira donc avec un certain cocher Terenty jusqu’au village-usine de Tagil,  et là il lui faudra trouver à nouveau une « opportunité » pour la destination finale.. Cette première partie du chemin se fait en montagne,  croise la ligne de partage des eaux, entre l’Europe et l’Asie, et passe  vers l’usine de Chernoïstotchincky, disposée près de la source du Lac noir et des mines de cuivre. (bourg créé avec l’usine en février 1726 ).  Encore vingt verstes avant Tagil où il sera accueilli par la mère de Tarenty.

La seconde opportunité , qu’il cherchera lui-même dans les auberges et les boutiques de farine,  se présentera sous la forme des chariots de deux frères  vendeurs de concombres. Le trajet  se fera  dans le plus total inconfort en ce qui concerne la rudesse du chemin inondé de boue, où les chevaux se traînent,  et les intempéries. Il sera ponctué de haltes où les voyageurs passent la nuit, se sèchent et se nourrissent, haltes fréquentées par les artels de cochers à qui il n’en faut pas compter sur la solidité des repas arrosés de kvas. Au village de Ajatski, où il restera quatre jours car il faut réparer une roue, il sera logé  dans la confortable isba du sacristain.  Le bémol : une épidémie de dysenterie s’était abattue sur ce village et nombreux étaient les petits cercueils d’enfants que femmes et moujiks emmenaient chaque matin, sans se plaindre, sans pleurer, avec « quelque indifférence stupide ».

 

         Encore deux journées de route,  et il  arrivera enfin au but après un voyage de quelques 200 verstes (env 200 km), désemparé, loin des siens,  comme une feuille détachée.

 

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 18:18
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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 09:55

Un site italien indique Mamine Sibiriak et Viatcheslav Chichkov (1873 – 1945) comme écrivains russes s’intéressant aux mines d’or.

 Mes recherches sur V. Chichkov m’amènent  alors sur le site  « vivre en Russie » et j’y découvre de splendides photos de Tomsk  où a vécu cet auteur, en particulier sur l’architecture en bois de cette ville. Une merveille. Voici le site : 
 

http://www.vivreenrussie.net/forum/viewtopic.php?t=11582

 

 

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 11:57

            Je me souviens d’excellents pelminis (sorte de raviolis) dégustés il y a déjà longtemps lors d’un passage à Saint-Petersbourg. Je voulais me mettre à l’ouvrage et fabriquer ces délicieuses petites choses. Mais les vrais Pelminis sibériens contiendraient à part égales du bœuf, du porc et… de l’élan, ou mieux encore… de l’ours. C’est peut être une légende… je parle de l’ours.  Donc ça,  c’est pas possible. Dans les recettes actuelles , l’élan ou l’ours semblent être remplacés par l’agneau. Plus facile. 

            Jusqu’à présent je n’ai pas trouvé de cuisine familiale  dans l’œuvre  de notre auteur ouralien. Il a bien évoqué les pâtés de Strasbourg et je ne sais quel poisson pêché en dernière minute pour les fameux repas d’affaires trop arrosés dans « Les combattants » Les combattants -le flottage sur la rivière Tchoussovaya(4)  ; mais juxtaposés à la famine dont souffrait leur personnel, ce peuple de haleurs exposés au froid, et dont certains mouraient du typhus de la faim, ça ne réveille pas l’appétit, bien au contraire. 

            « Le petit garçon du gisement d’or » dévore une soupe aux choux et un gâteau genre semoule arrosée de crème – repas de gala d’un jour de fête dans une caserne ouvrière. Mamine Sibiriak - le petit garçon du gisement d'or

            Dans un autre récit  qui n’est pas encore été résumé dans ces pages, il est fait allusion à un relais, isolé de tout au milieu des marais et  accessible seulement en hiver,  quand tout est gelé. Son gardien  y recevait chaque hiver une caravane de marchands qui convoyaient en particulier des gelinottes, par lots entiers,  destinées aux grands restaurants parisiens. Quant au gardien du relais, il se nourrissait de sa pêche (esturgeons, sandres et carpes) et de sa chasse : il tuait parfois un renne. L’ennui c’est qu’il manquait de sel  pour la conservation et parfois de pain, car le convoi passait une seule fois l’an, et c’est tout.

            Mamine-Sibiriak nous parle de ses repas de chasseur en plein champ (feu de bois et gibier tué le matin même cuit dans de grandes feuilles) Mamine Sibiriak - Dans le marais (1) et aussi de sa vie d’étudiant désargenté à Petersbourg.   Les femmes s’en sortaient car au moins, elles savaient faire la kacha et ce n’était pas très cher, quant à notre auteur et ses collègues masculins, pigistes mal payés,  leur nourriture  était lamentable. Etonnez-vous qu’il ait été victime de la tuberculose.

             Ce sera donc  Gogol qui nous mettra  l’eau à la bouche, par exemple dans « ménage d’autrefois » l’une des nouvelles du cycle  « Mirgorod », mais là nous sommes en Ukraine, loin de la Sibérie de Mamine, et dans une propriété cossue.

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 08:19

            Quasi au moment où je m’élançais sur la toile, pas plus rassurée que ça, une sympathique libraire fermait le sien, de blog. Dommage car il était plein d’humour et de poésie.  Libraire et  sans doute jeune mère de famille, elle s’est découragée ou a manqué de temps.

            C’est qu’un blog ou une bouteille à la mer, c’est à peu près pareil. Des millions d’internautes s’entrecroisent mais cela ne veut pas dire qu’ils ouvriront votre porte, qu’ils n’ont d’ailleurs pas vue... 

            C'est dommage (pour eux) – car le blogeur a une chance. Ouvert ou fermé il semble bien que ses messages restent sur la toile, comme un livre dans la bibliothèque. Et un jour pas comme les autres, une petite main ou une grande poigne viendra les saisir. Comme pour Mamine Sibiriak dont de vieilles éditions sont descendues des rayonnages et naviguent,  surtout en russe,  sur Internet.



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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 11:20

 P0002.jpgAnnée  France-Russie – Que voilà une bonne chose pour se plonger dans la littérature russe.  Le sympathique blog « Marque ta page » organise  le défi « Une année en Russie » . En voici l’adresse : 

http://inbookswetrust.over-blog.com/article-ou-je-vous-propose-un-nouveau-defi--39199345.html 

Il nous emmène vers d’autres blogs de lecteurs. 

Wikisource a publié récemment une nouvelle de Mamine-Sibiriak –« Les déclassés » -  A ne pas manquer : 

http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Déclassés 

Et Tante Blanche petite souris coriace et tenace continuera tout au long de l’année à  fouiller dans l’œuvre du prolifique Mamine-Sibiriak. 

Partageons  aussi les flocons de neige de ce février frileux très propice à la lecture.

 

 

 

 

 

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 01:10

 IMGP0018Que dire après pareil spectacle ! Eh bien « la punition du pécheur » a, pendant

une semaine entière, alimenté les conversations. Le narrateur cite le cas de son logeur, un commissionnaire en quelque marchandise. Cet homme là, quoiqu’il chante tous les dimanches dans le chœur de l’église, accepte le travail sanglant du bourreau. Le commissionnaire accourt à chaque « punition du pécheur » admirer son héros, le maître du dos. Il a des conversations inépuisables sur sa dextérité : « mets une feuille de papier sur le dos du pécheur ; Aéonka frappera mais la feuille restera ; mais s’il est envenimé, il peut te couper en deux ». D’ailleurs qui est Aéonka ?– un criminel – c’est sa maitresse qu’il a égorgée. Et voilà que l’auréole de cette star est ternie à cause de Golooukhov qui n’a pas bronché sous la torture. Le commissionnaire en perd le sommeil, c’est comme si on lui avait arraché le cœur…

 

A l’opposé il y a ce vieux médecin polonais exilé. Un peu fou, taquiné par les gamins qui crient derrière son dos « les baguettes, les baguettes !...» Le bruit court que le malheureux a perdu la raison en assistant, en tant que médecin, à la punition par les verges. Quand les enfants le taquinaient, il s’enfuyait, honteux, jusqu’à ce jour où, pris de colère, il se tourna vers eux et leur dit que le bourreau, le brigand et le fouet – c’était la plus grande des hontes qu’ils regardaient. Mais,  leur dit-il :

 

«  Vous ne verrez pas ce que moi j’ai pu voir, et vos enfants ne verront pas ce que vous voyez… »….

 

Ecrit vers 1895

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 00:04

L'auteur dit avoir vu deux fois la punition du pécheur - fiction ou réalité... mais peut-on imaginer une chose pareille.


C’est à la sortie de la messe que l’on entendit ces mots , passant comme le vent «  punition du pécheur… du pécheur…. » 

Et tout le monde d’accourir vers le marché au blé : moujiks, bourgeois, artisans, les femmes et la marmaille . Déchainement qui devait être identique à Moscou ou Petersbourg : la soif de voir de ses propres yeux le supplice public surmontait tous les autres instincts,  particulièrement chez les femmes. 

Les chars des condamnés arrivèrent alors que la place était déjà noire de monde. Sur le carré noir de l’échafaud se tenait Aéonka, grand, large d’épaules, barbe rousse et cheveux coupés à la cosaque, les mains nues jusqu’aux coudes : c’est « le maître du dos » comme on appelle ici le bourreau. Le fouet dans une main, un verre de vodka dans l’autre, il entend tinter les quelques pièces en cuivre de cinq kopeks lancées par quelques bonnes âmes pour attendrir son âme. 

- O, Seigneur bienveillant – prie une vieille qui jette  maladroitement au prêtre  l'hostie qu'elle a apportée dans un foulard avec un kopeck. 

- Tais-toi, vieille peau .. grogne une voix inconnue. De quoi se même cette vieille folle. Elle pourrait être assise là-haut, sur les fourneaux, pour ses péchés. Grimpe donc…. 

Les chars se sont arrêtés. Aéonka descend majestueusement chercher son premier client. Il le détache et l’aide à monter sur l’échafaud alors que le malheureux se prend les pieds dans son espèce de peignoir. Il salue maladroitement la foule de deux côtés. «  Pardonnez les Orthodoxes » prononcent ses lèvres livides. Aéonka lui ôte son bonnet et tous regardent la vieille tête grise, rasée à moitié. 

- Celui-là,  deux âmes, dit quelqu’un – il s’est évadé du bagne et a égorgé sa propre femme… 

Après l'intervention du  prêtre, Aéonka,  le saisit, lui fait monter les marches et l’attache au pilori. Sur la poitrine du condamné une planchette  noire avec écrit en blanc « Assassin ». Il est là à la vue de tous, la tête moitié rasée et inclinée sur l’épaule gauche, piteux alors que la foule « s’enfonce en lui de mille yeux avides » . Une autorité lit maladroitement l’arrêt du tribunal. Et enfin voilà le condamné dans les mains du héros du jour : Aéonka le bourreau, qui le détache, lui arrache son vêtement et le jette sur la planche noire soulevée d’un côté. C’est la célèbre jument. Le bourreau arrange quelques courroies alors que les flocons de neige tombent. On aperçoit seulement une tête rasée.

- Qu’il se garde… je descends le rossignol – cria Aéonka en levant la main qui tenait le fouet. 

Pendant tout un quart d’heure qui sembla une année entière une seule note pendait dans l’air : ah ah ah ah  une voix humaine, non… un hurlement .. un cri de tout le corps. 

Mais Aéonka a expliqué que non, il ne punissait pas – il « enduisait » celui-là  simplement, gardant ses forces pour le suivant… Pour Golooukhov, le bandit qui s’est sauvé deux fois du bagne et a avoué quatre âmes. 

L’homme est monté sur l’échafaud, a salué de belle manière aux quatre vents avant de se coucher sur la jument. C’était un grand et énorme gaillard entre deux âges. Le bourreau a poussé son cri, le fouet a sifflé…. Mais rien…… 

- Le gaillard ! crieront quelques voix dans la foule.

 

 

 

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 00:16

         Dans le cycle « Les criminels » il y a encore un récit intitulé « Brigands et criminels ». L’auteur distingue l’un de l’autre. 

Selon lui  le criminel citadin tue, vole, amène toutes sortes de violences.  Quand on l’attrape et qu’on commence à le juger, il s’énerve, pleure sur le banc des accusés, tels tous ces sombres affairistes qui pillent, font des faux ou différents coups tordus. 

         Par contre, c’est une toute autre image qu’il donne du brigand : 

         « L’ancien brigand, dans les mains de la justice, éprouvait une sorte de repentir et rachetait la faute par la punition sévère. Ce vrai brigand arrivait le front haut sur la place, saluait aux quatre vents et répétait la formule propre à la confession : « Pardonne, peuple orthodoxe ». Ainsi avaient fait Stenka Razine et Emilka Pougatchev » 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Stenka_Razine.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pougatchev ,

Et notre auteur d’insister  sur la différence entre les deux sortes d’individus : 

 Le brigand, lui,  portait en lui-même un certain charme, une certaine force tragique, et comme toute personne forte, en dehors de ses activités professionnelles, il était bon et aimant, alors  que le criminel est vilain et petit de manières. Le  brigand  historique était entouré d’une auréole poétique de hardiesse et de bonté dans la conscience des masses, alors que "le criminel est rejeté dans la catégorie des déchets industriels et ramené déjà au domaine de la vidange." 

Mais c’est la description de « la punition » que nous donne l’auteur dans le corps du récit qui sera résumé demain.
pour la suite, cliquez dans "suivant" ci-dessous à droite 

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