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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 14:49

 

 IMGP0008 5Quel dimanche … Au distributeur j'ai été interceptée par deux beaux jeunes adultes garçon et fille qui ont jugé bon de me piquer 80 euros. Violents non certes, ils ne l'étaient pas, mais bien formés pour ce genre de coups,  ça, oui… Donc matinée au commissariat. Après vérification que l'argent n'est pas resté dans le distributeur il me faudra aller porter plainte : mais je ne pourrai le faire que pour les 80 euros ;  pas pour la part d' impôts que je paie, semble-t-il,  à la place de ceux qui aiment tant les paradis fiscaux. On en parle beaucoup en ce moment, mais on ne dit jamais qu'il faut bien la remplir la caisse de l'Etat. Et ce qui manque, on le demande aux autres, à ceux qui individuellement ne peuvent guère se défendre. La France serait-elle devenue un pays de brigands ?


Et voici quelques roses, mais elles ne sentent rien. Drôle d'époque.


 

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 16:01

Dans ce chapitre, Mamine-Sibiriak aborde le commerce des pierres, commerce bien désuet et bien en-deça de ce que l'on pourrait attendre pour une telle marchandise. Voici ce que j'en ai retenu :


IX

Le commerce des pierres fines


IMGP0013.JPGUn petit groupe de marchands vient en tête, tenant haut la bride à toute l'affaire, nous dit d'emblée l'auteur.  C'est l'affaire patrimoniale, reçue en héritage. Aucun étranger ne peut être concurrent car il faut avoir des liens solides et anciens avec les fournisseurs de matières premières et les maîtres artisans. Ce petit groupe sait y faire et intercepter chaque heureux hasard. Entre le prix de revient de la marchandise et le prix payé par l'acheteur, le bénéfice peut être de 300-400 %. Et pourtant ces marchands-là attendent, simplement. Bien sur, ils iront sur deux foires : à "Nijny" et à Irbit. Mais c'est tout. Pas question d'installer une succursale à Pétersbourg ou à Moscou. Devant cette inertie, les plaintes arrivent : chereté, mauvais goût du travail. Mais nos "marchands héritiers" se font une vie facile et  "tuent graduellement la production dans la racine" explique l'auteur. Les vieux maîtres disparaissent et les jeunes ne travaillent que la marchandise bon marché car ils sont écrasés par les rémunérations basses. Système rapace qui amène à la décadence. 

Il semble qu'il soit impossible de trouver dans les magasins  à prix décent des pierres pour le collectionneur alors que la demande augmente d'année en année ; même en vivant à Ekaterinbourg le collectionneur est obligé d'acheter aux maîtres artisans, à "la bousculade" (marché populaire, brocanteurs) où l'on trouvera quelque vieillerie, ou encore chez quelque particulier. Il en est ainsi même pour les collèges. L'auteur est étonné de ce manque d'intérêt des marchands pour la pierre de collection : - ce serait pourtant si facile et même lucratif  dit-il.

 C'est ainsi que le soldat Lekandra s'est transformé en brocanteur. Il a ouvert son petit commerce de pierres à prix modestes. Quand le moujik vient à la ville s'il ne vend pas tout aux marchands,  il porte les restes au  soldat Lekandra qui sera sa dernière ressource. Et pire, nous dit l'auteur à sa grande honte, quand un étranger vient à Ekaterinbourg chercher des pierres pour sa collection, aucun commerce notable n'est capable de les lui vendre. C'est finalement chez le soldat Lekandra qu'il se les procurera. Enfin l'auteur signale une autre sorte de vendeur, que l'on peut placer entre le gros commerçant et le petit "brocanteur": le vendeur "aux numéros" qui assiège la personne de passage dans les halls,  les couloirs, les antichambres  de l'hôtel où il est descendu.

De ce compte-rendu, il ressort que nous avons affaire là à un commerce inorganisé : des marchands notables qui vivent sur leurs acquits et ne se préoccupent pas de la pérénité du commerce de la pierre, des moyens et petits vendeurs qui semblent peu regardants sur la qualité de la marchandise et n'hésitent guère à fourguer quelques vieilleries, des intermédiaires qui ont leurs propres chemins. Rappelons-nous du jeune commerçant qui va directement vendre à Paris ou Copenhague, de Samoshiha qui fournit les notables et surtout les notables de Moscou ou Petersbourg tout en s'approvisionnant directement chez le moujik. Et  ce dernier qui bêche et pioche quasi pour rien ! tellement pour rien qu'on peut rapprocher son travail de celui, actuel, des mineurs indépendants du Katanga qui vont chercher le cuivre dans les mines désaffectées et le vendent trois fois rien après l'avoir transporté sur leurs vélos !  Quant aux tailleurs d'Ekaterinbourg, bien peu semblent s'en sortir malgré leur savoir-faire et le danger du métier qui détruit les poumons. Décidément, les pierres précieuses....

Il reste encore un chapitre, pas plus reluisant à ce que j'ai déjà vu : il s'agit du vol.


Image : almandin autrichien

 

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 18:26

Une sécheresse telle que la Russie n'en a jamais connue depuis longtemps sévit dans le pays et touche quelques 9 millions d'hectares d'emblavures.  Les stocks de blés semblent être suffisants pour pallier à ce coup dur. Cela me fait penser aux vaches grasses et aux vaches maigres de la bible et à Joseph-Aménophis fils de Hapou dont il a été question dans un message récent de ce blog. Le chercheur Joseph Davidovits nous dit que ce Joseph de la bible avait fait construire en Egypte des greniers à grains en pierre réagglomérée, laquelle permettait une certaine aération des grains,  d'où une possibilité de conserver des récoltes au moins sept ans. Il paraît, d'après ce qu'il dit, qu'actuellement nos techniques modernes  ne permettent guère de dépasser quatre ans. Avec le climat tout à fait imprévisible que nous supportons, il faudrait peut-être se référer aux ancêtres pour améliorer nos chances de manger du pain tous les jours !… Ce n'est peut-être pas pour rien que le souvenir des vaches grasses et des vaches maigres est parvenu jusqu'à nous…

 

Photos de la région de Tcheliabinsk (Oural) ici : link


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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 07:11

Mamine-Sibiriak consacre le chapitre VIII de son étude au travail de la pierre à Ekaterinbourg vers 1887. Mais l'âge d'or de cette branche d'activité est passé. Son analyse est maussade, surtout en ce qui concerne la non transmission du savoir-faire de génération en génération. En voici un rapide résumé :


VIII

La taillerie

 

110px-Coat_of_Arms_of_Yekaterinburg_-Sverdlovsk_ob-copie-1.jpgLa taillerie en Russie date de Pierre le Grand qui fonda le premier atelier à Peterhof. En Oural le grand maître des mines était le géographe Vassili  Tatichtchev (il est l'auteur du code minier de la Russie - c'est lui le premier qui fixa l'Oural comme frontière entre l'Europe et l'Asie et qui fonda la ville d'Ekaterinbourg en 1723 avec le général Gennin sous le règne de Pierre le Grand). On connaissait l'existence de pierres fines en Oural. Le paysan Toumashev,  vivant non loin de Murzinka trouva en 1667 trois topazes et deux émeraudes.  La malachite était déjà célèbre dans la mine de Guimeshevsky. 

En 1748, le mécanicien Bakhirev fonda "les moulins à polir". En 1765 une expédition fut envoyée dans les montagnes à la recherche du marbre et des pierres colorées. D'abord sous le contrôle du ministère des finances, la taillerie passa sous celui du cabinet de sa majesté en 1811 et y était encore quand l'auteur écrivait ce compte-rendu en 1890. La taillerie d'Ekatérinbourg fut d'abord une pépinière où furent formés les meilleurs maîtres de toutes les branches de métiers concernant les pierres. C'était l'âge d'or. Puis tout cela resta en suspend et Ekaterinbourg ne sut que répéter de vieux modèles. Les vieux maîtres disparurent peu à peu et les métiers en souffrirent, surtout celui des graveurs de sceaux. Pourtant le travail de cette taillerie était admiré à l'étranger, en ce qui concernait la disposition des facettes et la propreté du travail. Mais le prix du travail était particulièrement bas ce qui n'empêcha pas le Trésor de récolter quelques 20 000 roubles annuels pendant près d'un siècle.

1887 -  Il y eut quelques projets d'installer une école de dessin dans la ville, et aussi un musée industriel présentant des produits finis. Mais au moment où l'auteur écrit son rapport, rien n'est encore fait. Par contre les métiers de la pierre s'étendent au-delà de la ville. Des statistiques ont été publiées en1887 dont voici l'essentiel :

 Actifs dans le métier de la taillerie :

- A Ekaterinbourg même :  88 hommes, 87 femmes ,38 garçons,35 filles

- Au Haut Isetsk à 1 km de la ville : 14 hommes, 12 femmes, 8 garçons,  8 filles

- Usine de Beresovsky à 12 km : 219 hommes, 287 femmes, 161 garçons, 187 filles 

- Mramorsky à 40 km: 113 hommes,133 femmes, 105 garçons, 85 filles

Au total, l'enchâssement de la pierre occupe donc 434 hommes, 519 femmes, 312 garçons et 315 filles. On remarque que le travail féminin domine ainsi d'ailleurs que le travail des enfants, conditions que l'on peut juger anormales dit l'auteur. Il s'agit donc d'un travail familial et non industriel.  L'enfant de 7-8 ans peut déjà tourner la roue (qui je crois actionne la machine outil). L'ouvrier réellement compétent est de plus en plus rare au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la ville même. Si 37 % des adultes connaissent bien le métier à Ekaterinbourg, , 47 hommes et 16 femmes seulement sont compétents à Beresovsky.

Le salaire aussi est variable. On compte environ 10 roubles/annuels moyens pour les 854 employés à Beresovsky alors que les 248 travailleurs d'Ekaterinbourg touchent en moyenne 86 roubles annuels.  Cette différence globale de 10 à 86 indique qu'on donne le travail bon marché hors de la ville.  Ce travail des plus mal payés est censé aider  les paysans très mal lotis par ailleurs. Les usines n'ont en effet pas réparti les terres dues aux paysans. L'auteur se sert pour ses statistique de la facture globale des salaires par localité. 21.336 roubles annuels pour Ekaterinbourg,  8.560 roubles annuels pour Beresovsky. On ne sait donc pas la répartition entre hommes, femmes et enfants, ces derniers étant particulièrement exploités.

Mamine-Sibiriak explique ensuite le travail du tailleur. Quand celui-ci est un petit artisan, il travaille chez lui et bénéficie rarement d'une pièce attribuée à sa seule activité. Un bon tailleur peut gagner jusqu'à 50 roubles mensuels mais ce travail attaque vite la vue et les poumons à cause de la poussière d'émeri et amène une mortalité élevée.

En gros, Mamine-Sibiriak trouve triste le tableau qu'offre la taillerie en général et pointe du doigt le responsable de ces salaires de misère qui selon lui est  " le ventre vorace de l'intermédiaire, de l'accapareur".  Par ailleurs, dans un autre article qu'il a écrit sur Ekaterinbourg, il remarque que rien n'est fait pour que l'artisanat se développe dans la ville que ce soit la taillerie ou les autres industries touchant au fer et à l'acier, ce qui fait que l'on achète des produits d'importation.

Remarque - la population d'Ekaterinbourg en  1897 était de 55.5OO habitants. Actuellement elle est de 1.400.000. C'est actuellement la troisième ville de Russie.La taille des pierres fines existe toujours.

Photo : les armoiries officielles de la ville d'Ekaterinbourg : l'ours européen et la zibeline asiatique gardent l'ancienne forteresse qui abrite un puits de mine et une forge. La vague bleue au-dessus de cinq cristaux de l'Oural représente le fleuve Isset.  link

 

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 07:25

Que le ciel était noir ce 14 juillet - la nuit en plein jour. Mon humeur aussi est sombre. Le président ne nous a t-il pas dit qu'il n'augmentait pas les impôts, mais supprimer une demi-part aux "vivant seuls" ? c'est quoi ? Juste au moment où l'on parle des millions de Bettencourt (ce n'est pas les millions de Privalov, seul roman traduit en français de Mamine-Sibiriak !). Elle se les fait comment, ses millions, cette dame-là ? A la base, avec chaque shampooing, chaque produit que nous achetons portant la marque l'Oréal ou appartenant au Groupe. Vous faites comme vous voulez, mais moi je garde mes cheveux blancs et ne fait plus rentrer dans ma maison un seul produit de cette Marque. Après tout, en aidant à ce qu'elle n'ait plus "trop" de millions, cette dame-là, on fait un bel acte civique, car nos dirigeants ne seraient plus soupçonnés de toucher des cadeaux. Et puis, un peu moins de publicité, un capital rémunéré un petit peu moins, ça donne des prix moins chers pour tout le monde. Non ? Bonne journée.

 

PS - j'oubliais : les décoctions de feuilles de noyer  donnent des reflets auburn magnifiques - et il y a des tas d'autres plantes qui aident à se sentir belles… le site suivant  donne  des recettes avec les plantes listées sur la colonne de droite de la page, de la saponaire pour laver les cheveux au basilic pour frictionner les pieds. Non, mais !...  

link

car l'Oréal, c'est rien que ça ! link

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 06:39

Ce chapitre VII de l'étude de Mamine-Sibiriak sur les pierres fines en Oural en 1890 est consacré à Ekaterinbourg. C'est en effet dans cette ville que ce concentre l'activité qui tourne autour de la pierre. 

 

VII


IMGP0008_2.JPGAu préalable, il distingue trois catégories : les pierres précieuses, la pierre ouvrable (dans le sens de oeuvrée) et celle réservée aux collections.


- La première comprend les topazes, béryls, émeraudes, phénacites, rubis, saphirs, améthistes auxquels s'ajoutent les semi-précieuses comme le cristal en général, le cristal de roche fumé,  le lapis-lazuli, la malachite, la rhodonite, nombre de calcédoines et quelques jaspes. 

- La catégorie des pierres "ouvrables" regroupera les jaspes communs, certains grès et les schistes. On en tirera des vases, des monuments, des colonnes, des appuis de fenêtre, des marches d'escaliers, différents piédestaux, des appliques et de simples dalles. Ces objets seront expédiés dans toute la Russie et feront la gloire d'Ekatérinbourg. L'auteur fait remarquer que c'est cette catégorie qui emploie le plus grand nombre d'ouvriers.

- La troisième catégorie comprend l'ensemble des deux premières, ce seront les pierres réservées aux collections minéralogiques. La valeur des spécimens  sera définie par la propreté de la cristallisation, la nouveauté de la découverte, la rareté et l'originalité de la forme.  Il faudra aussi fournir les collections d'études. Même les éclats, les fragments trouveront leur utilité.


La concentration du travail d'enchassement des pierres fines déborda bien vite des murs d'Ekatérinbourg et s'étendit sur les bourgs environnants, comme le Haut Isetsky et l'usine Bérézovski.


Mais comment la pierre brute arrive à Ekaterinbourg.  Rare sera le marchand qui se risquera jusqu'au nid des pierres fines, tel Murzinka nous dit Mamine-Sibiriak. Le moujik se déplacera vers la ville.  Et là l'auteur nous décrit un type de  paysan  fripon à qui il suffit de venir deux-trois fois en ville  pour se transformer de rural médiocre en  vendeur adroit ! Si tu ne trompes pas, tu ne vendras pas… alors il graisse les émeraudes, il maquille et devient si habile qu'il peut tromper même des spécialistes : le grand Gumbold a acheté pour quelque centaines de roubles du verre de bouteille en lieu et place de topaze. La faute en reviendrait aux marchands qui proposent de si faibles prix que le moujik fait le tour de la place pour essayer de vendre un peu mieux… et il finit par prendre exemple. Si le moujik ne trouve pas acheteur, il va chez le tailleur qui donnera une meilleure forme à ses pierres. Mais il lui faut surveiller le travail de celui-ci afin qu'il ne triche pas ! le tailleur gagne en général sur les bouts et peut gâter impitoyablement une très bonne gemme.


De plus, nous dit l'auteur il y a loin entre l'été où Ekaterinbourg est accessible car les rivières sont navigables et l'hiver où la pierre est extraite des mines. Le moujik ne peut attendre. Il a donc tendance à vendre pour trois fois rien à l'intermédiaire, qui lui peut se permettre de stocker en attendant le dégel.  Se procurer des émeraudes est délicat. Les mines appartiennent au Trésor et ne sont pas en chantier. Les "carnassiers" trouvent parfois quelque chose dans les vieux versoirs et vont vendre à la station de chemin de fer de Bazhenovoï. L'administration n'intervient pas dans ces coins perdus d'autant que la qualité des pierres est mauvaise. 


Dans le chapitre suivant, Mamine-Sibiriak  nous documente sur cette économie d'Ekatérinbourg : la taillerie : l'organisation, les rémunérations, le travail des enfants. En effet, la concentration du travail d'enchassement est telle qu'il déborda bien vite des murs d'Ekaterinbourg et s'étendit sur les villages environnants, comme le Haut-Isetsk et l'usine Berezovski.

Ce sera l'objet du prochain message que vous trouverez là : Mamine-Sibiriak : Les pierres fines -8 -

 

La datolite ci-dessus vient de Dalnégorsk . On la trouve aussi en Oural. D'après Smart Conseil, elle est utilisée pour des glaçures de basses températures par les céramistes. 


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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 06:51

 

Grand départ en vacances. Alors échappons-nous un instant de l'Oural et du compte-rendu de Mamine-Sibiriak  sur Murzinka pour aller faire un tour en Egypte, au temps des pyramides. 



IMGP0003.jpgIl paraît que l'ancien khôl à base de plomb dont se servaient les Egyptiennes des temps lointains n'était pas nocif pour la santé, mais préservait les yeux d'infections oculaires. Il était composé de quatre minéraux : la galène, telle la pierre photographiée ci-dessus qui vient de Dalnegorsk, la cérussite (ou cérusite), la phosgénite et la laurionite.  Les deux derniers minéraux existent bien à l'état naturel, contrairement à ce que je comprends dans l'article ci-dessous, mais ce sont des minéraux rares,  repérés dans l'antiquité à Laurion (Grèce). D'où peut-être  déjà la nécessité d'employer des "produits de synthèse"...

cliquez ici :  link

 

Dimanche 4 juillet 2010, sur la cinq, une plaisante émission nous parlait de la construction des pyramides et du sphinx - Cette fois c'était la mystérieuse Atlandide qui avait aidé nos constructeurs égyptiens à les ériger. 

Depuis Champollion, d'autres savants français se sont interrogés sur la traduction des hiéroglyphes et aussi sur la construction des pyramides. Nous  avons même un  contemporain, Joseph Davidovits, qui a émis une hypothèse simple, pratique, de bon sens, tellement de bon sens, que la télévision française n'a pas jugé bon, parait-il, de passer les émissions concernant son hypothèse. Nos voisins ont eu plus de chance : l'Espagne et l'Italie ont vu ce documentaire sur l'emploi de la pierre réagglomérée. 

 C'est tout de même dommage. Mais tout n'est pas perdu. Voici une petite vidéo avec des maçons au travail qui nous en disent  long  sur cette technique.

cliquez ici  : link

 

Voilà qui est plus simple, moins onéreux en temps et en ouvriers,  et même à la portée des femmes  confondues à certaines époques avec des baudets.

 

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 17:12

 

IMGP0012_2.JPGAvant de clore son chapitre VI sur le langage des pierres, Mamine-Sibiriak ironise quelque peu sur le langage des hommes. Ne dit-il pas que certains, seulement certains, minérologues russes n’hésitaient pas à donner à leurs nouvelles trouvailles les noms de bienfaiteurs,  de ceux de qui il fallait obtenir les faveurs ou, en général, les noms  des personnes notables, si bien qu’il était possible de suivre les destins fluctuants de certains et de mesurer l’idolâtrie des autres. N’a t-on pas en effet baptisé des pierres :  volkhonskoïte, démidovite (synonyme de chrysocolle –ndr), rasoumovskite, roumiantsevite (ou gessonit – type de grenat jaune-orangé- ndr), stroganovite (scapolite jaune), ouvarovite (grenat vert foncé). Tout cela, dit l'auteur, pour contenter une personne importante, amadouer le haut dignitaire ou simplement « remuer la queue » pour le bon déjeuner, l’aumône accidentelle… 

Cette pierre qui se fond dans le feuillage est une ouvarovite (ou uvarovite) de la famille des grenats. Découverte en 1832 par Germain Henri Hess, elle a été dédiée au comte Sergueï Ouvarov (1786-1855) président de l'Académie des Science de Russie, diplomate, ministre de l'Instruction publique et membre du Conseil d'Etat.

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 10:17

Dans le chapitre VI, l’auteur aborde la structure géologique de l’Oural en s’aidant des travaux de différents spécialistes ; il nous indique les musées où se trouvent les plus beaux spécimens  puis se penche sur la relation de l’homme avec la pierre et voilà ce que j‘ai retenu :

 

VI

Ce que nous disent les pierres

 

IMGP0005_17-copie-1.JPG Les premières pierres sont sorties des profondeurs de l'Est mystérieux sans doute grâce à la femme, quelque peu coquette et sans doute attirée par des galets bigarrés, ornement gratuit à sa portée. Tout un réseau de légendes et de contes de fée a survécu. Des mages, des guérisseurs, des sorciers ont tourné les croyances à leur profit et à celle de la médecine primitive. Le roi des pierres, le diamant, se trouve à la première place. Il prévient des maladies de l'estomac, aide dans les couches laborieuses. Concassé en poudre fine et mélangée au café du Sultan, il envoie ad patres la personne inutile au souverain oriental. Mais il est aussi l'emblème de la propreté et de l'innocence. La turquoise est de préférence la pierre du bonheur, comme la réflexion du ciel bleu, des yeux bleu clair de la jolie femme. D'autre part, la personne qui porte la turquoise ne sera pas tuée. Elle aide aussi à voler les chevaux et à vendre ceux qui sont en mauvaise santé. L'émeraude mise dans la boisson délivrera du mortel poison d'une morsure de serpent.

L'auteur rappelle que les "grands classiques" se servaient aussi des pierres comme amulettes qui devaient les protéger contre le mauvais œil et différentes maladies. Chez les Romains, par exemple, l'améthyste était censée protéger contre la dipsomanie (alcoolisme). Les joyaux étaient aussi dédicacés à différents dieux et déesses. L'améthyste, toujours elle, était consacrée à Vénus, le saphir à Jupiter. Les sculpteurs de camées représentaient  Bacchus sur l'améthyste, Neptune et Triton sur l'aigue-marine, Proserpine sur les pierres noires. L'époque chrétienne a elle aussi hérité de ces tendances : l'améthyste était consacrée à Matthieu, la cornaline sanguine au martyre de Bartholomée, le jaspe à Pierre, etc. 

L'auteur fait remarquer que dans les temps anciens on ne savait pas vraiment reconnaitre les bons spécimens ni les travailler. C'est ainsi que sur certaines couronnes on perçait simplement  la pierre en mettant un pivot métallique. On remarque aussi que les régions avaient leur préférence en matière de couleur : Novgorod, par exemple, aimait le vert et le bleu clair.

Les connaissances s'accroissent dit enfin l'auteur, mais il faut payer son tribut à l'obscurantisme et à l'ignorance. C'est ainsi qu'on donnera à différents minéraux des propriétés métaphoriques : le diamant sera synonyme de propreté et d'innocence ; le saphir : de la constance ;  le rubis rouge : de la passion ; le rubis rose : de l'amour tendre ; l'émeraude : de l'espoir ; la topaze : de la jalousie ; la turquoise : du caprice ; l'améthyste : du dévouement ; l'opale : de l'inconstance ; la sardoine : du bonheur conjugal ; l'agate : de la santé ; le chrysoprase : du succès ; la jacinthe servira à la protection des marchands et des artistes ;et enfin,  l'aigue-marine sera synonyme de l'échec.

Il en est de même pour les mois de l’année qui ont chacun leur pierre « heureuse » : janvier : les grenades ; février : l'améthyste ; mars : le jaspe ;  avril : le saphir; mai : l'émeraude ; juin : l'agate ; juillet : la cornaline ; août : la sardoine ; septembre : la chrysolithe ordinaire ; octobre : l'aigue-marine ou l'opale ; novembre : la topaze et décembre : la chrysoprase.  Mais Mamine-Sibiriak brise le rêve en ajoutant que cette signification allégorique semble être inventée par les marchands pour une distribution plus fructueuse !

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 19:34

Avant de continuer ce compte-rendu sur les pierres fines, rappelons quelques mesures :

Mesures de longueur 

         Verste…..    = 1,O6 km

         Sagène….   =  2,13 m

         Archine…    =  0,71 m

         Verchok…    =  4,4 cm

         Pouce ……    = 1/28e d’archine (env 2,56 cm)

         Ligne ……   =  de 1/10e  à 1/12e de pouce selon l’usage

        

Mesures de poids

         Poud………            =  16,38 kg

         Livre ……..            = 409,5 g

         Zolotnik….            =  4,26 g

 

Mesures de volume (assez variables selon les sources)

         Baril            env 480 litres

         Seau                  1/40ede baril, soit près de 12 litres

         Damas)   = 1,5 litre (ou selon une autre source 1/8 ou 1/10e de seau)

        220px-Polustof2 Demi-damas  =  une demi-bouteille (en fait de 0,5 à 0,75 l selon les sources) –

         Tchetouchka = la moitié d’un demi-damas

 

L'image représente un demi-damas - L'inscription le spécifie avec une date :1883  - pris sur Google.      

 

 

 

 

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