Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 18:51

Depuis quelques années je suis appelée sans cesse au téléphone: publicité pour les  fenêtres. Et je ne suis pas la seule ! J'ai  expliqué je ne sais combien de fois que je suis en coopropriété, que le ravalement avec nouvelles fenêtres à été fait, etc, etc... Rien n'y fait.

Je me demande, si je me faisais construire une maison, ce que je paierais pour les ouvertures : l'objet lui-même, ou le prix de revient des coups de téléphone  !  C'est comme les lessives : trois sous de produit, et tout dans la pub (celle de la télé vaut des fortunes) et l'emballage. Encore que de ce côté, ça s'est sérieusement calmé. Mais on ne paie toujours pas trois sous la lessive...

Alors, dès qu'on me parle fenêtres au téléphone, je vois rouge. Curieuse gestion !  D'autant que le nombre de fenêtres achetées directement par les particuliers ... par rapport au parc dépendant des constructeurs ou des architectes ! et surtout quand on est en copropriété....

Repost 0
Published by Tante Blanche - dans Economie
commenter cet article
21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 09:46

Comme il est inutile de tourner en rond en attendant des jours meilleurs, où seront réglés conflit libyen et  accident nucléaire japonais,  j'ai jeté un coup d'oeil sur un site d'enseignement à distance donné par l'Université de Moscou et qui concerne la littérature du XIXe siècle.

J'ai essayé de comprendre le chapitre VI de "l'histoire de la littérature russe"  de V.I. Koulechov qui aborde le courant naturaliste et donc l'oeuvre de Mamine-Sibiriak considéré comme le disciple de Zola.

Trois romans sont analysés, concernant la vie des nouveaux usiniers, plus aptes à dépenser leur fortune qu'à gérer leurs usines,  la vie ouvrière et sa propre corruption, le tout dans une suite de faits souvent dramatiques, mais en présentant avec sympathie le travail des ateliers. Il s'agit des Millions de Privalov, du Nid de montagne et de l'Or.

Pourtant, d'après Koulechov on trouve les pages les plus talentueuses de l'écrivain dans certains de ses nombreux essais et récits. Mamine produit des cycles tels  "récits de l'Oural", "récits sibériens"  souvent réalisés à base de faits authentiques recueillis pendant ses voyages en Oural, par des consultations d'archives ou d'histoires glanées auprès des habitants, conservateurs de légendes que l'on se passe de génération en génération. Dans les essais, il donne nombre d'informations historiques et ethnographiques  tout en présentant quelque cas extraordinaire, souvent criminel (meurtre, pillage) que cela se passe à l'usine, lors de l'ouverture d'un gisement d'or, d'une évasion du bagne,  ou chez les nouveaux riches. 

A la fin de sa vie, Mamine a écrit une série de romans (Les orages du printemps, Les germes précoces, Sans nom). Ce dernier serait un roman utopique où il développe l'idée d'une réconciliation entre maîtres et ouvriers, préfiguration d'un capitalisme raisonnable.

Koulechov loue également le Mamine-Sibérien conteur, dont les dernières oeuvres furent consacrées  à la littérature enfantine (les contes d'Alénouchka).

Tout cela paraît bien sec, mais j'espère qu'au vu des condensés des récits mis sur ce blog, on s'aperçoit que l'auteur saisit avant tout la dimension humaine de toutes les situations. Il nous rend chaque personnage bien vivant dans le tourbillon ou les aléas de sa vie, et qu'il soit sympathique ou non,  nous fait souvent éprouver à son égard pitié ou compassion.

Un aperçu de l'oeuvre de Mamine-Sibiriak

 

Repost 0
Published by Tante Blanche - dans littérature russe
commenter cet article
17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 22:54

Je regarde la 2, qui revient sur le nuage de 1986.

Eh bien, heureusement  qu'au moment de la catastrophe de Tchernobyl, j'avais la chance d'avoir une collègue mariée à un Autrichien.  Grâce à elle qui était en relation téléphonique avec sa belle-famille , je savais que l'Autriche conseillait en particulier de ne pas se baigner,  de ne pas consommer de lait frais ou de  légumes frais  et de choisir plutôt l'eau minérale en bouteille. Régime que j'ai appliqué à ma famille tout le mois de mai.  Et les vacances venues, campeur que nous sommes, il n'a pas été question de cueillir baies ou champignons. Etait-ce si difficile pour nos responsables de donner les mêmes consignes ? La confiance maintenant est bien écornée…

 

Repost 0
Published by Tante Blanche
commenter cet article
17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 06:10

Je viens de relire deux nouvelles de Nicolas Leskov : Lady Macbeth au village et  Platonide et Cotin. : fin fort sombre pour la première qui va du mari trompé au drame de la jalousie, étonnante pour la seconde où seule, la jeune Platonide semble punie pour tous les péchés qu'elle n'a pas commis. 

 

Cela me rappelle un récit de Mamine-Sibiriak que j'ai "décortiqué" il y a quelques mois et dont je n'ai jamais mis le condensé sur ce blog. Il s'intitule "Le péché non consommé". 

Il s'agit  d'un pope vivant avec sa famille dans une région éloignée de tout en Oural et qui dessert des villages et hameaux forestiers perdus au milieu de marais inaccessibles à la belle saison. Une femme vient le chercher à dos de cheval pour qu'il donne les derniers sacrements à son oncle mourant. Malgré le danger du chemin et l'épidémie de choléra qui a atteint son jeune enfant, le pope va  où sa charge l'appelle. Le mourant lui conte une drôle d'histoire. Ce paysan, vers ses quarante ans, était marié à une femme de faible santé qui ne pouvait l'aider dans sa tâche. Il prend donc à son service, pendant les moissons la "femme de soldat" du village qui peine pour nourrir ses enfants pendant que la mari a été happé par les autorités pour faire la guerre.  Mais  des liens se tissent entre le paysan et cette femme. Bientôt, elle s'accroche et fomente un plan pour se débarrasser de l'épouse. Un jour que la rivière sera haute et violente, elle fera chavirer la barque qui leur permet de rentrer à la maison et dans laquelle elle se tiendra avec l'épouse… Le mari alors se précipitera de la rive et l'aidera à sortir de l'eau pendant que sa frêle légitime se noiera. Le jour tant attendu arrive. Le plan est mis à exécution. Le mari se précipite, attrape une chevelure, sort la femme. C'est son épouse. La maitresse pendant ce temps est emportée par la rivière. Il n'y a donc pas eu crime de la part du mari. Mais il ne peut partir l'âme en paix sans demander pardon pour ce péché non consommé !

Repost 0
Published by Tante Blanche - dans littérature russe
commenter cet article
16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 15:15

 img164.jpgJe ne suis pas très douée pour comprendre la terminologie Internet. On demande de mettre des tags, je les mets, mais je ne sais pas où ils apparaissent ! On verra bien.

J'ai mis le mot patchwork, quoique je n'ai jamais abordé cet art dans mon blog. Je le trouve pourtant  très approprié aux  périodes de vaches maigres.

Par exemple, j'utilise les restes de vieux habits en lainage pour en tirer des carrés ou des rectangles qui assemblés  finiront par faire un plaid bien confortable. Plus colorés, comme sur la photo, les cotons  :  pour cacher la vieille housse du clic-clac, parfait.

D'ailleurs cet art de récupération a été utilisé depuis fort longtemps tant en Russie qu'en Amérique du Nord par les paysans qui se servaient de leurs vieux habits pour faire des couvertures en assemblant les morceaux. Ensuite Les fermières du Nouveau Monde  se réunissaient pour assembler les trois épaisseurs (le top, le rembourrage et la doublure) en une couverture solide et chaude. Si les premières couvertures étaient rudimentaires et même bourrées de foin, quand les temps furent plus faciles, elles devinrent harmonieuses et source de créativité.


Repost 0
Published by Tante Blanche - dans Ecologie
commenter cet article
13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 12:08

 img162.jpg Photogramme "niais" parait-il. Eh bien on en est loin, aujourd'hui, d'avoir envie de danser, de  chanter et de rire. Entre un vieillard qui tire sur "SON" peuple, une nature déchaînée et une centrale qui explose au Japon, c'est plutôt envie de pleurer qui nous prend. Quoi faire ? prions - ça ce n'est pas niais. Et c'est possible à tout instant.


 photogramme - la ronde - CL

Repost 0
Published by Tante Blanche
commenter cet article
7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 09:11

 

Comme il n'est jamais trop tard pour bien faire, je vais m'attabler à la lecture d'un gros bouquin:  l'âge des extrêmes, que j'ai depuis un certain temps dans ma bibliothèque. C'est que l'hiver, mes vieux yeux rechignent au travail. Par contre, ils ont beaucoup aimé une nouvelle de Tolstoï, LE CHEVAL, paru dans La Pleïade, et aussi chez Folio et Mercure de France.  Chaque nuit, le vieil hongre raconte sa vie à ses congénères. Les mémoires d'un cheval valent bien celles des humains. 

Les temps ont bien changé pour les équidés. Aujourd'hui, notre territoire est doté de quelque 426 000 chevaux, mais les chevaux lourds, de labeur, ne représentent même pas 20 % de cette population. Quant aux ânes, baudets,mules et bardots, nous n'en comptons que 32.000 selon l'Office de l'élevage.

Repost 0
Published by Tante Blanche - dans littérature russe
commenter cet article
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 08:47

  J'ai enfin terminé le  Houellebecq. Qu'en dire de sa carte et de son territoire : s'il avait été peintre, ça aurait été glauque.  Question de mode ou état d'esprit personnel ? Certes, il a un oeil aiguisé sur toute la dérive  et les  graves défauts de notre société. J'ai tout de même sauté des pages tellement il a l'art de tout rendre laid et glacial.  Espoir, il ne connait pas. La dilution de tout dans tout : voilà l'impression qui me reste. C'est un livre cauchemar. Mais l'actualité nous démontre que jusqu'au bout l'homme a un idéal et, quelqu'en soit le prix,  il sait encore crier au scandale et descendre dans la rue. Il se rebelle souvent au moment où on s'y attend le moins. Et idéal veut dire espoir.


Repost 0
Published by Tante Blanche - dans littérature
commenter cet article
7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 15:56

  img128.jpgC'est bien d'avoir de l'or, mais maintenant, pour un Etat, c'est peut-être encore mieux de posséder des terres dites rares, nécessaires aux nouvelles technologies. Rares, peut être pas tant que ça nous dit la presse  ("Aujourd'hui en France " de ce jour). Seulement voilà : le principal producteur, c'est La Chine qui détiendrait 36 % des réserves mondiales (en Mongolie intérieure, au Tibet, et aussi dans la province centrale de Hubei). Elle  aurait produit en 2009 97 % des 133.000 tonnes extraites dans le monde, grâce à sa main d'oeuvre bon marché.

Ce n'est pas que l'Occident soit démuni, mais les gisements ont été jugés peu rentables et donc inexploitables : la loi du marché. L'Allemagne, vigilante et inquiète du monopole chinois, veut se tourner vers le Kazakhstan afin de s'assurer son approvisionnement.

Car  les Chinois savent ce que matière première veut dire, ils ne se précipitent pas pour les vendre, leurs terres rares. Ils réduisent même leurs exportations, espérant certainement attirer dans le futur,  sur le sol chinois,  les usines qui en auront besoin. ils mettent, disent-ils, l'accent sur un développement durable.

 

Conclusion qui n'engage que moi : là aussi, la Chine navigue à long terme, alors que l'Occident se préoccupe avant tout de rentabilité immédiate puis  court, court, comme le lièvre,  pour rattraper cette tortue millénaire ! 

Repost 0
Published by Tante Blanche - dans Economie
commenter cet article
1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:20

Une approche de cet écrivain  réaliste russe . Cliquez sur le titre du récit qui vous intéresse. Par ces condensés, vous aurez ainsi une idée de ce que pouvait écrire cet auteur car, à part "Les Errants",  traduit il y a une dizaine d'années,   trois ou quatre nouvelles et un roman parus en français il y a un demi-siècle, vous ne trouverez rien des oeuvres de cet auteur dans notre langue. Il écrivit pourtant une vingtaine de romans, plus de cent nouvelles et de nombreux contes pour enfant. Avec lui, l'Oural nous devient familier. Signalons également ce titre,  "Les déclassés", paru sur Wikisource en FRANCAIS.

Les combattants - le flottage sur la rivière Tchoussovaya (1)

La nuit d'or - l'attribution d'une parcelle aurifère - (1)

Mamine Sibiriak - Le perceneige (1)

Mamine Sibiriak - Dans le marais (1)

Mamine Sibiriak - La broche (1)

Mamine Sibiriak - Socrate Ivanytch (1)

Mamine Sibiriak - La stupide Oxia

Mamine Sibiriak - le mauvais garçon (1)

Mamine Sibiriak - La mine numéro Six (1)

Mamine Sibiriak - Dans les pierres (1)

Mamine Sibiriak - le petit garçon du gisement d'or

Mamine Sibiriak - Nata (1)

Mamine Sibiriak - La nuit.

Mamine-Sibiriak : Les feux

Mamine-Sibiriak : La dernière tentation

Mamine-Sibiriak : le dernier esthète.

Mamine-Sibiriak : La neuvième heure.

Mamine-Sibiriak : La dépêche.

Mamine-Sibiriak : Averko - (1 : l'histoire du navet)

Mamine-Sibiriak : Savka

Mamine-Sibiriak - Les derniers marquages au fer

Brigands et criminels.

Mamine-Sibiriak : Sur le lieu du crime

Mamine-Sibiriak : Le petit oeuf rouge

et aussi le compte-rendu d'un voyage au pays des pierres : Murzinka,  qui débute là :

 Mamine-Sibiriak : Les pierres fines -1 - en route pour Murzinka

Repost 0
Published by Tante Blanche - dans littérature russe
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Tante Blanche
  • : haleurs - orpailleurs - criminels -bagnards - mines d'or - usines de fer - en Oural sous la plume de Mamine Sibiriak. EN + street-art, expo, quelques films à ne pas oublier.
  • Contact

Recherche

Incontournables