Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 23:07

les-genois.jpgNouvel après-midi chez Moretti & Moretti. Cette fois, je laisse le sous-sol historique et reste dans la galerie même, toute fraîche, toute blanche, illuminée par une très belle exposition présentant quatre peintres, ainsi que je l'ai signalé dans mon blog précédent sur cette galerie.

Aujourd'hui, c'est EPSYLON-POINT qui a recquis toute mon attention. J'ai tout de suite eu une préférence pour la toile intitulée LES GENOIS : la palette, le dynamisme, le rythme, la vigueur du sujet... C'est beau. Puis j'ai remarqué que chaque toile présentait un sujet bien spécifique. Elle demandait au spectateur de  vouloir bien poser sur elle un regard qui  soit tout  : (admiratif ou critique), sauf superficiel. Monsieur EPSYLON POINT est en effet un artiste engagé.  Quel plaisir pour moi de voir ces toiles intitulées "36", "Ouviers", "SDF", "Répression" ou "11 septembre". Je regarde, je regarde, et voilà que la toile vibre, délivre son message, quelque peu dissimulé de prime abord derrière l'éclatement des pochoirs et des teintes, le foisonnement des formes qui vont et viennent, s'enfuient et réapparaissent.  Je suis subjuguée. 

Merci à ma charmante hôtesse pour sa tasse de thé, son accueil et sa gentillesse. 

L'exposition continue en novembre.  Se trouver face à face, seule, avec l'oeuvre de cet artiste, c'est une belle expérience.

Je vous entrainerai à nouveau dans cette galerie, après avoir choisi les clichés concernant les trois autres artistes, mais en attendant voici une idée du travail de M. EPSYLON POINT. 

Ci-dessus : les Gênois

Ci-dessous : sdf, 36,  répression, ouvriers.

epsylon-sdf.jpgespylon-36.jpgepsylon-repression.jpgepsylon--ouviers-copie-1.jpg

Repost 0
Published by Tante Blanche - dans Art urbain
commenter cet article
27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 15:47


mr pee Verticale
Mi octobre, comme les années précédentes, L'Albatros à Montreuil a ouvert ses portes pendant quatre jours. Artof Popof y présentait son travail et celui de plusieurs dizaines d'artistes. Dans un décor superbement planté, j'ai relevé  tout particulièrement les oeuvres de Mister Pee. La quarantaine, connu pour ses agréables collages dans les rues parisiennes,  le travail de cet artiste, ludique, soigné, plein d'humour et de joie, me plaît beaucoup. Photos

IMGP1914Mr Pee ensemblemister-pee-2-boites.jpg

Repost 0
Published by Tante Blanche - dans Art urbain
commenter cet article
23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 20:18


vernissage-moretti.jpgJe n'étais pas hier au vernissage chez Moretti & Moretti. Ma visite sera pour aujourd'hui. Je sonne donc  en début d'après midi Cour Bérard où se trouve la galerie. Une charmante dame vient m'ouvrir. Je viens voir les toiles de deux peintres que j'apprécie : IZa Zaro et Epsilon Point. Je ne connais pas le travail des deux autres : Freddish et Cesto. Je veux prendre des photos : manque de chance, je n'ai plus de batterie. Mon Iphone suffira. Nous sommes seules. Ma charmante hôtesse me propose alors de visiter le sous-sol. Ah ?... Etonnée je la suis. Et quelle n'est pas ma surprise de me retrouver face à des vestiges de l'ancien Hôtel des Tournelles que la Médicis prénommée Catherine fit détruire après la mort de son époux Henri II (qui se fit d'ailleurs sacrer dans cet endroit même).

Hôtel  où l'on ne s'ennuyait pas, semble-t-il : mariages, signatures de traités et même, paraît-il, représentation de la danse macabre en 1451 devant le Duc d'Orléans. Aujourd'hui, on rêve devant quelques escaliers, l'emplacement du garde qui devait avoir une épée, la cave voûtée, les murs si épais...  Côté art, on y trouve, sur le sol, des traces d'une peinture de Larrivaz. On remonte le temps !

Mon hôtesse m'a gâtée avec quelques petites affiches.  J'ai mon idée sur leur emploi. Je reviendrai voir les oeuvres des quatre artistes et je ne manquerai pas de vous en parler.   En attendant droit sur GERONIMO de Gatlif au Cinq Caumartin. Là non plus je ne regrette pas.

ci-dessous, la place du garde, un escalier...

moretti-garde.jpgmoretti-escalier-1.jpg

Repost 0
Published by Tante Blanche - dans galeries classiques
commenter cet article
21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 11:51

Il faut parfois rester à la maison.... couture ! mais avant, avant, j'ai été faire un petit tour Pelouse de Reuilly, histoire de voir où en est le montage de Phenix et Pinder, et aussi pour faire un petit coucou aux Fans du Cirque - Les fans sont toujours fidèles au poste, j'ai pu saluer certains d'entre eux. Ce sont des messieurs d'un certain âge passionnés par la technique et le cirque, source de souvenirs d'enfance. Vrai mines de renseignements, j'ai appris, avant son montage,  que la toile de Pinder était toute neuve. C'était nécessaire ! je me souviens comment elle s'était déchirée l'an dernier sur un côté, et comment il avait fallu démonter, réparer et remonter.

pinder.jpg

Il y avait là aussi LE VILLAGE DE CIRQUE, petites compagnies subventionnées par la mairie qui occupent un bout de terrain pendant deux-trois petites semaines. Je n'ai pu malheureusement voir leur production.

villlage-de-cirque.jpg

Un petit tour aussi quai François Mauriac pour saluer l'artiste Wist et faire une photo de sa performance.

mur-XIII.jpg

Enfin, trois heures en salle obscure au Cinq Caumartin devant NATIONAL GALLERY un documentaire consistant et intéressant sur le musée du même nom.

nale-gallery.jpg

Repost 0
Published by Tante Blanche - dans les itinérants - cirques
commenter cet article
13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 09:36


Mark-tableau.jpgSemaine intéressante : bien que j'ai boudé RUE STICK à Puteaux (en ce moment le collage collectif  sans idée directrice ne m'attire pas), j'ai tout de même vu des oeuvres bien intéressantes, en passant du primesautier au tourmenté.

Un grand merci à l'artiste MARK WIGAN pour la joie et la bonne humeur qu'il nous apporte avec ses toiles et ses avions (photo ci-contre). Agréable aussi la façon dont il voit les années trente. On danserait aussi (photo ci-dessous).

Bravo à Nicolas Magat - L'atelier-galerie LAOUTEC qu'il dirige et dans lequel sont exposés ses dessins, peintures et ouvrages sur cuir ressemble à la caverne d'Ali Baba: c'est magique. Cette semaine MAYA mc CALLUM nous propose une série de dessins. Etonnants, tourmentés, mais un coup de crayon superbe. Et puis, c'est une femme, elle y a mis des fleurs....parfois...donc ça n'est pas si glauque que ça  !  photos:

mark-dessin.jpgCi-dessous Maya Mc Callum

Maya-Mc-Callum-copie-1.jpg
Maya Mc Callum 2Atelier-galerie Laoutec - ses propres oeuvres.

Laoutec-festif.jpg

Repost 0
Published by Tante Blanche - dans galeries classiques
commenter cet article
12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 13:19

AFFICHEJ'oublie toujours assez bien ce que j'ai vu à la télé. Mais lundi dernier j'ai regardé LE MUR INVISIBLE de Polsler (2012) sur ARTE. Film dérangeant.

Certains comparent l'aventure de cette femme avec celle de Robinson Crusoé : elle est isolée du reste du monde par un mur de verre infranchissable dans les Alpes autrichiennes, et donc obligée de vivre en autarcie. Mais j'ai ressentie cette aventure tout à fait autrement. Robinson, oui, on peut être isolé du reste du monde : certains l'ont été dans les forêts asiatiques après la seconde guerre mondiale. Pour elle, c'est autre chose : on dirait que cette femme est coupée de la civilisation actuelle , comme un retour en arrière. Sa vie ressemble, d'une certaine façon, à celle d'il y a trois quart de siècle dans nos campagnes, pendant  la guerre, et sans doute même avant : quelques animaux, on cherche le giblier, peu de voisins et pour certains des fermes isolées,  on fait son bois, son foin, ses conserves, on cherche les baies et les champignons, on vit le plus possible en autarcie, car de toute façon on ne peut faire autrement ! J'ai eu la sensation curieuse de faire un retour en arrière et non un plongeon dans une situation hors norme.... comme si notre société était devenue complètement déshumanisée et qu'il était nécessaire de rappeler que nous sommes des êtres humains et non de simples consommateurs de produits, de techniques, d'images et de sons en surabondance. Ce film m'a semblé être quasi un rappel à l'ordre : retrouver nos priorités. Voilà peut être pourquoi elle a tué l'intru qui venait mettre la désolation dans son univers !

Repost 0
Published by Tante Blanche - dans cinéma
commenter cet article
6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 05:11

roma-pride-violoniste.jpgUne ROMA PRIDE pour la DIGNITE  des Roms et des gens du voyage.  Voilà où nous en sommes... C'était place de la République hier... Des élus, pas mal d'associations, mais finalement peu de public par rapport à la qualité du spectacle auquel nous avons eu droit, après les discours et les témoignages. En particulier témoignage d'un très vieux Rom qui vit encore en caravane,  qui connut les dénonciations des années quarante, et qui, malgré ses 80 dépassés, fut encore brimé il y a peu !

Les tziganes chantent et dansent. Ils dansent avec le vent, comme les chardons du Baragan* arrachés et poussés par le vent qui vient de Russie dans les plaines de Valachie. Les femmes sont grandes, le regard est dur... mais vient la musique, le chant ..alors elles deviennent méconnaissables, transportées sans doute par une  flamme intérieure venue de leur danse qui entraine le public... car le public finit aussi par danser.

Les revendications sont sérieuses : abolition de cette maudite loi dite de 1969 concernant les sans domicile fixe, poursuite des élus (maires...) qui refusent l'inscription des enfants Roms à l'école, etc.....

Voici quelques photos de cette Roma Pride, et une, prise sur Facebook, qui me rappelle les campements tziganes que j'ai aperçus, et en Roumanie, et en Yougoslavie

* Les chardons du Baragan de Panaït Istrati.

Quelques photos des danseurs (celui qui danse avec le vent) , de la violoniste et de la chanteuse, de Bratsch et sa guitare, et enfin, une image prise sur le net montrant un campement tzigane en Roumanie où leur vie est loin d'être facile !

ROMA-PRIDE-Il-danse.jpgroma-pride-elles-dansent.jpgROMA-PRIDE-elle-danse.jpgroma-pride-elle-chante.jpgroma-pride-bratsch-joue.jpgcampement-de-tsiganes-.jpg

Repost 0
Published by Tante Blanche - dans social
commenter cet article
27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 19:57

shirlley afficheIl passera au 5Caumartin jusqu'à mardi, après je ne sais pas. SHIRLEY (un voyage dans la peinture de Edward Hopper) est une surprise, un film hors norme.

J'ai vu l'exposition consacrée à ce peintre en février 2013,  au Grand Palais, de nuit, car la demande était très forte. Ce film me replonge dans l'atmosphère qui s'y dégageait . Mais quelque peu différemment. Je ne saurais expliquer l'effet que donne la présence de Shirley - la femme du peintre -  belle et glaciale, au milieu des décors léchers, statiques, immuables, rendant au détail près ce que représentent les toiles. Lors de l'exposition, j'étais frappée par la sorte d'ennui qui se dégageait de cette vie américaine que l'on voulait nous montrer. Cette fois-ci, c'est plus fort et perturbant: J'ai ressenti l'obsession du passé, l'inexistence du  présent qui nous file entre les doigts et l'avenir qui se présente comme un billet de chemin de fer sans destination connue. Très beau film, vraiment étrange. Et quand Shirley reste pensive, devant la scène, à l'entr"acte, sur ce fond de "trois petites notes de musique", les larmes vous montent aux yeux.

 

Tiré du film

Shirley-devant-la-fenetre.jpg

Repost 0
Published by Tante Blanche - dans cinéma
commenter cet article
26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 02:54

NiceArt-volcan.jpgJeudi 25 septembre : je reste à Paris. J'en profite pour  passer au  LAVO // MATIK dans le XIIIe arrondissement avant le finissage de l'exposition solo de NICE ART qui a lieu demain. Le quartier est en pleine évolution - il y  du Bouygues partout.  Me voilà enfin dans cette librairie qui est en même temps galerie. Je prends quelques photos. Les pochoirs d'Ariane et de Dominique voisinent joyeusement avec les livres, revues, disques,  t-shirts et autres trésors. Je découvre tout un bestiaire que je ne connaisssais pas. Un volcan, sur un 33 tours,  crache affectueusement quelques étincelles - C'est, (avec la petite chouette, - lot qu'emportera le gagnant de la tombola), l'oeuvre qui me touche le plus.      

Lavo // Matic, - 20 Bd du Général Jean Simon Paris 13e -  12 au 27 septembre 2014


lavomatik-petite-chouette.jpg

 


Nice-art-lavo-matik.jpg

Repost 0
Published by Tante Blanche - dans Art urbain
commenter cet article
25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 07:58

de-Stael.jpgUne exposition d'exception au Musée Malraux du Havre jusqu'au 9 novembre : Nicolas de Stael (1914-1955), d'origine russe. Sa carrière de peintre s'étale sur une quinzaine d'années. Et quelle carrière ! L'exposition du musée d'art moderne du Havre que j'ai visitée bien trop rapidement montre bien l'évolution de la palette de l'artiste, passant du sombre aux couleurs les plus lumineuses d'Antibes.  Défense de photographier, c'est évident car les toiles et les dessins (environ 80 toiles et 50 dessins) proviennent soit de collections particulières, soit de collections publiques françaises, allemandes ou  américaines). L'accent est mis sur le paysage. Quelques taches de couleurs et vous êtes emporté dans un monde sans fausse note. Quant aux dessins - quelque traits et la barque est plus solide que la vraie. Le public était là.

 

Le public, fluide, juste ce qu'il faut pour que l'atmosphère soit légère, était là aussi à l'étage supérieur où l'on peut contempler les oeuvres du XIX et XXe siècle exposées par roulement.  Etaient présents ce mercredi  Manet, van Dongen, Camoin, Monet et Manet, Dufy et Valtat, Marquet et Othon Friesz et j'en passe. Le fonds d'atelier  des oeuvres de Eugène Boudin, natif de Honfleur, mais ayant vécu au Havre dès l'âge de dix ans, a été légué au musée par le frère de l'artiste. Là,  chance, la photo est permise. En voici quelques unes.

 

Ci-dessus - de Staël - 

Ci-dessous : Derain, Jean Puy, Camoin, Eugène Boudin.

le-havre-derain.jpg

le-havre-jean-puy.jpgcamoin.jpgEugene-Boudin.jpg

Repost 0
Published by Tante Blanche - dans de ville en ville
commenter cet article