Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 07:55

Dénouement triste d’une hisoire d’amour sur la mine l’Inoubliable. En voici le résumé: 

 

  Boris Borissytch, , tout en fumant un cigare en compagnie de son setter Ilza,   observe de son bureau un équipage qui a pris le chemin qui descend de la Montagne Chauve et se dirige vers le marais Mourmarovsky, là où se  tient sa mine d’or. Etonné il prend la lorgnette de bateau et va sur la terrasse observer de plus près le grand char qui avance lentement tiré par une paire de chevaux dont les queues repoussent inlassablement les oestres bourdonnants.

 Arrivés à sa hauteur, une voix féminine  fait stopper l’équipage afin de  demander une direction, mais un  gros homme laid se met à jurer et  fait repartir le cocher. Ils continuèrent leur route et Boris Borissytch resta au milieu du chemin, encore charmé par la voix de la jolie femme qu’il venait d’apercevoir sous un chapeau de paille et dont il venait d’entendre le prénom – Nata. Il en reste rêveur alors que sa gouvernante dessert le thé et emporte le samovar, tout en faisant remarquer que la barinia semblait fort jolie. Reste donc à écouter les compte-rendus de la journée : du cocher, Zakhar, qui devrait aller au village  « Les Flancs du Coteau » faire ferrer un cheval, et de Beloussov, son adjoint. Boris Borissytch le fit en pensant à autre chose, au grand désappointement de son cocher et à la grande joie de l’adjoint que le patron intimidait.

  Boris Borissytch Lokotnikov ne cesse de penser à la voyageuse. Quinquagénaire, fortuné, bel homme, célibataire, il admet volontiers nourrir une grande faiblesse envers les jolies femmes auprès de  qui d’ailleurs il a du succès.  Cette Nata entre-aperçue l’intéresse, le désoriente et trouble sa quiétude d’autant plus qu’il n’y a aucune femme dans cet endroit isolé, exception faite des campagnardes.  Mais que représente donc pour cette Nata l’affreux bonhomme à la grosse tête qui l’accompagne ?

Quelle surprise lorsque le lendemain, ce gros  Agap Térentytch l’attend tôt le matin – il demande du secours car la belle est malade, une sorte d’attaque nerveuse paraît-il. Boris Borissytch n’est pas long à se saisir de la pharmacie de campagne et il accompagne le visiteur vers cette malade qui dit être la nouvelle propriétaire de la mine voisine,  « L’inoubliable », mine délaissée, inondée et aux bâtiments fort usés, située de l’autre côté du marais, vers les montagnes dites des Clés fondues.

  La situation est quelque peu étrange – ce vilain bonhomme serait le mari de la belle Nata,  heureuse  tout de même de trouver un bon compagnon en son voisin qui viendra ensuite la voir souvent.  Elle se laisse aller à quelques confidences, sur la mort de ses parents, de la ruine de son père, son mariage de convenances,  le mari détesté,  devient quelque peu coquette avec  Boris Borissytch qui, amoureux, est totalement sous le charme et se met à espérer de s’accaparer  la belle. Mais leurs promenades  sont sans cesse surveillées par Anatole, l’associé du gros homme. Anatole ne plait guère à Boris Borissytch – l’œil noir brillant et faux, peau mate et bronzée,  cheveux lissés, d’où vient-il ce jeune homme aux mains blanches et molles aux ongles soigneusement tournés ! Mais qu’importe , Boris Borissytch donne des conseils pour pomper l’eau des anciennes mines, et tout est prétexte pour passer son temps à l’Inoubliable. Quoiqu’il n’apprécie guère l’entourage grossier de Nata, sa passion fait qu’il fréquente assidument l’endroit.

... ce qu'il aurait du éviter comme nous le verrons demain. 

 

(1) pour la suite, cliquez dans "suivant" ci-dessous à droite

Partager cet article

Repost 0
Published by Tante Blanche - dans littérature russe
commenter cet article

commentaires