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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 18:15

Selon un article paru à l’adresse suivante

 http://magazines.russ.ru/ural/2002/11/galeev.html

 écrit par Tamara Galeeva, Mamine-Sibiriak aurait aimé peindre.  L’homme de lettres dit-elle, dessinait bien quoiqu’il n’ait jamais appris.  Les habitants d’Ekaterinbourg le voyaient, paraît-il,  assez souvent dans la ville, la palette à la main. Figuratif il dépeignait la nature non seulement dans ses œuvres littéraires mais aussi sur la toile.

 Dans cet article il est mentionné les « thés du soir » pris dans une petite datcha  où se réunissaient des intellectuels et où le vieux savant géographe et ethnologue Narkis Konstantinovitch Tchoupine racontait la très intéessante histoire du général Glinka, important personnage de l’Oural,  qui ne savait diriger les hommes que par le fouet et les verges. Un jeune homme à ses côtés prenait soigneusement des notes : c’était Mamine. Quelques années après,  l’histoire racontée ce soir là sera la base du roman « l’esclave fidèle » (1891).  D’autres œuvres de Mamine-Sibiriak seront issues des narrations de Tchoupine qui  faisait ses remarques et corrections sur les brouillons de l’écrivain.

 En 1882 le vieux savant est mort. Les thés du soir ont cessé. Pourtant les familiers de Mamine ont commencé à se réunir dans la maison où demeurait alors l’écrivain, rue Kolobovsky.

 Un jour, Mamine rencontra un jeune adolescent qui pêchait en bateau et fut surpris de trouver au fond de la barque de magnifiques dessins. Il voulut s’occuper de faire étudier le garçon et lui offrit  peintures et palette. Malheureusement le projet ne put se concrétiser. Le garçon se maria, devint père mais n’était pas heureux. Il partit un jour de chez lui n’emmenant que le cadeau de l’écrivain. Il mourut dans l’une des rues de Nijni-Taguil.

 Mais revenons à Mamine peintre.

 Toujours selon ce même article, il s’essayait aussi bien dans le dessin que dans la peinture : huile et aquarelle, en restant  figuratif,  et ne prétendait aucunement au statut professionnel. Il fréquentait nombre d’artistes à Saint Petersbourg tels  Vasnetsov, Répine (1) ,  Iakovlev . Il possédait un goût fin, jouait assez souvent le rôle de critique d’art. C’est sans doute ces expériences qui l’incitèrent à écrire un roman étrange : « Les étoiles filantes ».

(1) Mamine Sibiriak et la philatélie

 

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Published by Tante Blanche - dans littérature russe
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