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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 09:46

Comme il est inutile de tourner en rond en attendant des jours meilleurs, où seront réglés conflit libyen et  accident nucléaire japonais,  j'ai jeté un coup d'oeil sur un site d'enseignement à distance donné par l'Université de Moscou et qui concerne la littérature du XIXe siècle.

J'ai essayé de comprendre le chapitre VI de "l'histoire de la littérature russe"  de V.I. Koulechov qui aborde le courant naturaliste et donc l'oeuvre de Mamine-Sibiriak considéré comme le disciple de Zola.

Trois romans sont analysés, concernant la vie des nouveaux usiniers, plus aptes à dépenser leur fortune qu'à gérer leurs usines,  la vie ouvrière et sa propre corruption, le tout dans une suite de faits souvent dramatiques, mais en présentant avec sympathie le travail des ateliers. Il s'agit des Millions de Privalov, du Nid de montagne et de l'Or.

Pourtant, d'après Koulechov on trouve les pages les plus talentueuses de l'écrivain dans certains de ses nombreux essais et récits. Mamine produit des cycles tels  "récits de l'Oural", "récits sibériens"  souvent réalisés à base de faits authentiques recueillis pendant ses voyages en Oural, par des consultations d'archives ou d'histoires glanées auprès des habitants, conservateurs de légendes que l'on se passe de génération en génération. Dans les essais, il donne nombre d'informations historiques et ethnographiques  tout en présentant quelque cas extraordinaire, souvent criminel (meurtre, pillage) que cela se passe à l'usine, lors de l'ouverture d'un gisement d'or, d'une évasion du bagne,  ou chez les nouveaux riches. 

A la fin de sa vie, Mamine a écrit une série de romans (Les orages du printemps, Les germes précoces, Sans nom). Ce dernier serait un roman utopique où il développe l'idée d'une réconciliation entre maîtres et ouvriers, préfiguration d'un capitalisme raisonnable.

Koulechov loue également le Mamine-Sibérien conteur, dont les dernières oeuvres furent consacrées  à la littérature enfantine (les contes d'Alénouchka).

Tout cela paraît bien sec, mais j'espère qu'au vu des condensés des récits mis sur ce blog, on s'aperçoit que l'auteur saisit avant tout la dimension humaine de toutes les situations. Il nous rend chaque personnage bien vivant dans le tourbillon ou les aléas de sa vie, et qu'il soit sympathique ou non,  nous fait souvent éprouver à son égard pitié ou compassion.

Un aperçu de l'oeuvre de Mamine-Sibiriak

 

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Published by Tante Blanche - dans littérature russe
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