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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 15:24

Le Grand Palais a fait fort. L'exposition méritait bien de perdre une nuit de sommeil.  Puisque le musée avait décidé pour le dernier week-end, d'ouvrir jour et nuit. C'est donc à 6 heure le matin que j'ai fait une demi-heure de queue pour voir l'oeuvre de Edward Hopper, avec café et cookie offerts gracieusement par de charmants serveurs qui remontaient la file d'attente.

L'expo :  On suit avec intérêt les influences subies par Edward Hopper (de Marquet, Degas, par exemple,) ses travaux d'illustrateur, ses gravures (peu nombreuses : 26, mais sans doute l'un des points forts de l'exposition), ses aquarelles que je préfère à tout, et enfin ses nombreuses huiles. Il était intéressé par l'architecture et les sites en voie de transformation. Ceci est très bien représenté par un diaporama en très grande dimension (de la hauteur de la galerie … 10 mètres ?) où les photos du XIXe et début XXe siècle de Paris d'Eugène Atget se succèdent avec celles de l'Amérique de  Mathey B Brady.  Les travaux d'illustration font aussi l'objet d'un diaporama de très grande dimension - ce sont des couvertures de magazines Morse Dial, Tavern Topics… travaux des années vingt…

Est-ce que j'aime ?  c'est sec…. Hopper est sec… froid….. net… c'est à prendre ou à laisser ! mais le mieux… ou le pire…. ce sont ses personnages. Il a voulu montrer l'ennui de la classe moyenne. Eh bien, il a réussi.  Tout , mais pas ça… je crois qu'on se remet de tout, d'une séparation, d'une amitié cassée, d'un chagrin d'amour, d'une erreur de jugement,  car c'est aussi porte ouverte vers de futurs bonheurs, mais pas de l'ennui. Et ses personnages en sont totalement remplis, tant et si bien qu'on a envie ou de fuir ou de les ôter de leur cadre et de les entraîner sur d'autres  chemins.hopper--a.jpg

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Published by Tante Blanche - dans galeries classiques
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