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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 06:22

         Bonjour..
On ne prête qu’aux riches. Quelques jours après, voilà notre Spirka sommé par les moujiks « du nouveau village » de sortir de chez lui. Il est fortement battu par eux, à l’écart des gens de Rasstani qui pourraient intercéder en faveur de leur « pays ». Ils l'accusent d’avoir volé trois chevaux, juste au moment où ces derniers sont si nécessaires pour la moisson proche. Spirka, ensanglanté,
  courageusement s’en défend, alors que la justice du moujik peut être extrême. Finalement ils le remettent sur pieds, car il a une certaine idée sur les voleurs de chevaux : trois bergers qui gardaient leurs troupeaux -  et promet de ramener les bêtes.  Ce qu’il fit trois jours  après, qui parurent une éternité aux paysans. Mais quand il revint, avec au lasso, les trois chevaux, il ne pouvait même plus descendre de sa monture ni se servir d’une main totalement estropiée. II s’était tellement battu avec les voleurs que ceux-ci l’avaient détruit tout à fait.  Le vieil Anton garda Spirka chez lui trois jours entiers. Dounka le soigna avec douceur. Il comprit enfin ses sentiments réels et sut qu’il venait de risquer sa vie pour elle seule . Mais, vieux ronchon, il repartit chez lui. Il revoyait en rêve la terrible bataille avec les trois voleurs. Sa santé ne s’arrangeait pas – la main était fichue, la guérisseuse ne voyait plus un seul  endroit vivant chez le blessé. Les moujiks regrettaient. Dounka vint à l’isba lui dire adieu sans souci du beau-père, de la belle-mère et du mari qu’elle avoua ne pas aimer. Chez elle aussi, un sentiment était né.

           Au bout de quelques jours, ce fut au cimetière du village que Spirka retrouva la paix.
1896 

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Published by Tante Blanche - dans littérature russe
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