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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 11:44

Bonjour – encore un mot sur cet enfant au travail.

            Problème hier, problème aujourd’hui où 350 millions d’enfants seraient concernés dans le monde, dont  huit millions dans les pires formes  d’exploitation. Malgré la législation la Russie est touchée. En France il y aurait plusieurs milliers d’enfants non scolarisés dont certains seraient exploités. J’ai trouvé  toutes ces infos sur le web.

            Je reviens au récit : Il y a un autre aspect « dérangeant » – Le patron est filou, faux et radin – OK. Mais sa filouterie fait rire les ouvriers qui se gaussent des clients floués – Même le petit Prochka  n’hésitera pas à tromper cette dame qui cherche à l’aider en le faisant venir chez elle sous prétexte de livraison, en l’invitant le dimanche, etc… On a l’impression que certaines valeurs ont disparu, les uns parce que trop exploités, les autres parce que trop âpres à l’appât du gain, les troisièmes installés sur la lune !  je pense aux acheteurs qui n'ont d'yeux que pour les pierres. L’ analyse de ce texte n’est pas si facile ; il est destiné aux jeunes, et c’est sans doute pourquoi Mamine insiste sur l’aide de la grande dame qui a un côté un peu irréaliste à mon sens. Un moyen pour faire passer le message sur l’enfance malheureuse.

            Bref, la grande dame, de bonne volonté, se sent impuissante - Que faire pour arrêter tout cela ? d’ailleurs, voici la fin de l’histoire en espérant que je l’ai bien décortiquée.           

 «          Prochka continuait à travailler, n’écoutant même pas Alexeï Ivanytch qui lui conseillait de se reposer.  Il était honteux au garçon de manger gratuitement le pain d’autrui. Mais le travail se faisait de jour en jour plus difficile. L’effort commençait à lui tourner la tête et il lui semblait qu’avec la roue, tout tournait dans l’atelier. Pendant la nuit il rêvait à des tas entiers de pierres précieuses à facettes : rose, vert, bleu, jaune. C’était plus dur quand ces pierres tombaient en pluie sur lui et pressaient sa petite poitrine malade, et dans sa tête quelque chose de lourd commençait à tourner, exactement comme la roue en bois avec laquelle il avait vécu toute sa petite vie.

         Puis Prochka s’est affaibli. On lui a établi un petit lit ici, dans l’atelier. Ermilytch le soignait avec une tendresse presque féminine et disait constamment :

         - Veux-tu manger quelque chose, Prochka ? Que veux-tu ?

         Mais Prochka n’avait pas faim, même quand la femme de chambre d’Anna Ivanovna lui apportait des côtelettes (boulettes de viande) et du gâteau. Il était indifférent à tout, écrasé totalement par la maladie.

         Il n’a pas tenu quinze jours. Anna Ivanovna est venue aux obsèques avec (son fils) Volodia et pleurait. Elle pleurait non sur un, mais sur tous les enfants pauvres, qu’on ne pouvait pas et qu’on ne savait pas aider. »

                                                                        1885

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Published by Tante Blanche - dans littérature russe
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