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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 11:52

         Avec Mamine Sibiriak, je vous propose de  quitter la  Tchoussovaya,  rivière folle mais éclatante,  pour de sombres forêts  où ruisseaux et  rivières se rejoignent, en compagnie d’un futur propriétaire de mine d’or.

         L’histoire se passe à environ cent kilomètres d’ Ekaterinbourg – 1,400,000 habitants actuellement, mais seulement quelques dizaines de milliers à la fin du XIXe siècle -.

          Un Sibérien vient chercher notre narrateur dans cette belle ville  pour l’emmener dans un village, au fin fond de la forêt, où doit se disputer , le 1er mai de cette année là, l’autorisation d’exploiter des parcelles de terrains aurifères. Nous voilà donc partis en voiture tirée par deux chevaux kirghiz avec Mamine, le sibérien Flégont’ – c’est  son prénom -  et  le cocher bohémien… C’est le printemps, mais comme de juste, il fait un peu frisquet – encore un peu de glace sur le lac Chartach qui longe Ekaterinbourg, une petite description de la ville  remplace la photo de voyage , on passe sur l’autre rive de l’Iset puis on va vers la montagne, d’abord par un large chemin d’usine, puis ensuite par quelque chose de moins tracé dans les bois.

         Où va-t’on exactement ? -–  en direction de la Pritchinka, petite rivière,  affluent du grand Soulat.  Notre Flégont ‘ y a décelé de l’or, une affaire extraordinaire, qu’il a bien préparée secrètement.  Il s’est donc placé sur les rangs des « partis », c’est à dire des concurrents qui désirent remporter un lot. Il espère d’ailleurs qu’il n’y  aura pas de « partis » sérieux contre lui pour la parcelle convoitée. Il nous faudra passer d’abord par un petit village situé sur le chemin, appelé « les Nourrissons » - le nom est charmant mais le village, vieux, pauvre, de guingois, l’est moins. On verra peu de monde ce soir-là, car tous les moujiks, ou presque,  sont ivres.  Or, pour être ivre il faut avoir bu, et pour boire il faut de l’argent – regardons du côté des « partis » qui ont besoin de main d’œuvre et de renseignements… et si j’ai bien compris, les moujiks donnent, ou plutôt vendent leurs renseignements à plusieurs partis – prennent l’acompte… et s’empressent d’aller le boire. Déception de Flégont’ qui avait confiance dans ses relations villageoises et qui craint tout de même quelques indiscrétions.

         A demain, donc, avec les ouvriers rassemblés, en direction de la Raison, petit village sur la Pritchinka, non loin du futur eldorado.

(1) pour la suite, cliquez dans "suivant" ci-dessous à droite

 

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Published by Tante Blanche - dans littérature russe
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