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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 00:08

 

Bonjour – un mot sur les magouilles.

 

         D’abord pour ces Messieurs, le haleur, c’est la plaie – il a des prétentions, parfois, de préférer son champ !  Comme la paie est ridicule, il faut encore la rogner – avec des amendes : par exemple, si tu arrives en retard  - tant pis, même si tu viens de fort loin à pied ! les paysans sont groupés en artel – l’un vient à manquer, l’artel entier est solidairement responsable. Economie sur le nombre également, là où il est compté 60 hommes, on en met en fait que 50 – on oublie de déclarer les invalides. Les femmes sont certainement comptées comme des hommes, mais en réalité payées moitié moins… etc. Le renflouage des barques est-il toujours déclaré... C’est aussi bien à l’échelle de la direction que de celle de l’employé que les entourloupes ont lieu. Il paraît que c’est juteux de travailler sur les caravanes (pas en tant que haleur ou flotteur) et l’encadrement, si pauvre qu’il était au départ, termine sa carrière avec quelques biens solides et rentables à Perm ou autre ville.

 

         Magouille – il arrive qu’il y en ait aussi du côté des haleurs. Dans le récit, trois ouvriers d’usine, par ailleurs les meilleurs haleurs, ceux qui savent aller de barque en barque avec le canot, qui savent risquer gros et font quasi du corps à corps avec le danger, ces moujiks-là s’étaient débrouillés lors de la halte forcée pour dérober du cuivre grâce à l’aide d’une des femmes. Du cuivre à bayonnette – les usiniers œuvrent pour le conflit en cours. Découverte, la belle est maltraitée par le responsable de la barque, mais le pire, c’est que l’un des trois ouvriers – le mari – l’a battue quasi à mort pour s’être fait prendre, devant toute l’assemblée qui a regardé cela d’un œil absolument indifférent, pour ne pas dire approbateur. C’était le mari qui battait, alors il avait le droit !. Même le flotteur a laissé faire… si ce n'avait pas été le mari, on aurait peut être réagi ! Mamine Sibiriak s’est beaucoup intéressé au sort des femmes – il y a des textes intéressants sur le sujet.

         Demain, j’aborderai un problème qui joue encore des tours à nos voisins russes – et qui tient une grande place dans cette histoire : la vodka.

 

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Published by Tante Blanche - dans Géographie littéraire
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